L'Appel
08:18 15 février 2020 | mise à jour le: 17 février 2020 à 08:30 temps de lecture: 5 minutes

Il y a des parents derrière le succès des grands hockeyeurs

Il y a des parents derrière le succès des grands hockeyeurs
Photo: PhovoirPour Sylvie Bergeron, le rôle des parents de hockeyeurs demeure de les laisser s’amuser, en les encourageant et en les supportant. (Photo 123RF)

La mère de Patrice Bergeron revient sur le parcours de son fils

ENTREVUE. Il n’y a pas de recette miracle pour soutenir un enfant qui rêve d’atteindre l’élite de son sport. Que ce soit au baseball, au football, au soccer comme au hockey, il importe de maintenir un équilibre entre ambition, potentiel et réalisation. C’est aux parents que revient le rôle de guide, afin que le développement passe avant tout par le plaisir de jouer.

Restée plutôt discrète à ce jour, Sylvie Bergeron sent maintenant le devoir de s’ouvrir publiquement. Elle qui a profité par le passé des conseils de parents qui l’ont précédée dans le cheminement de son fils vers la LNH souhaite partager son expérience. Après tout, ce n’est pas un hasard si son fils Patrice est l’un des joueurs les plus complets de sa génération au sein des Bruins de Boston. Ce médaillé d’or olympique et gagnant de la coupe Stanley a été bien encadré dès ses débuts dans le hockey mineur à L’Ancienne-Lorette puis à Sillery.

Entretien avec cette maman de joueur professionnel dans le cadre la tournée «Hockey d’ici», commanditée par Rogers ainsi que Hyundai Canada…

Pour Sylvie Bergeron, les jeunes hockeyeurs doivent tirer le meilleurs des bienfaits du sport et être préservés des pressions de la performance. (Photo gracieuseté)

Pourquoi prendre part à cette activité promotionnelle?

(S.B.) «J’apprécie qu’on m’approche pour un programme qui reconnaît les parents derrière les jeunes hockeyeurs. Je trouve important de célébrer et rendre hommage à ces gens qui se dévouent pour permettre à leur enfant d’aller au bout de leur rêve. Il y a généralement beaucoup de bonne volonté et de sacrifices derrière tout ça.»

Quels enseignements tirez-vous de la progression de Patrice vers la LNH?

(S.B.) «Il faut voir ça comme un long parcours qui comporte de nombreuses étapes. J’ai vite remarqué la passion et les résultats chez Patrice. Il y avait une constance dans la progression dans le pee-wee, le bantam, puis le midget AAA et le junior majeur. Pour moi, l’essentiel consistait à rester les pieds sur terre, afin que le hockey demeure un jeu agréable pour lui. Surtout, rien ne sert de mettre de la pression. Les jeunes s’en mettent assez eux-mêmes dans un parcours parsemé d’accomplissements et d’embûches.»

Comment le rôle parental évolue-t-il lorsque se pointe une possible carrière professionnelle?

(S.B.) «On plonge toujours dans l’inconnu quand notre enfant atteint un niveau permettant d’envisager une carrière. On se trouve à découvrir en même temps que lui, ce qui oblige à s’informer pour suivre le rythme. Quand c’est devenu sérieux, il a fallu songer à se tourner vers des ressources crédibles. Patrice a voulu consulter un entraîneur privé et un nutritionniste, afin de maximiser son potentiel. En m’intéressant à ses besoins, j’ai eu l’impression de vivre sa passion en parallèle.»

Y a-t-il des conseils que vous aimeriez partager à ceux qui entament ce processus?

(S.B.) «D’abord, chaque situation est unique, alors je ne crois pas qu’il existe de cheminement universel. Chez nous, il a toujours été important de remplir notre rôle de soutien parental. En ce sens, les études doivent demeurer prioritaires. Il faut aussi que l’enfant s’amuse pour retirer les bienfaits du sport. Enfin, les statistiques individuelles n’ont jamais eu d’importance, même si Patrice se démarquait. L’intérêt réside dans le concept d’équipe et dans la fierté de s’accomplir en donnant le meilleur de soi. Comme tout sport d’équipe, le hockey est une école de vie, où on apprend à gagner, à perdre, à se relever, se surpasser et finalement se développer.»

Continuez-vous à suivre Patrice avec autant d’intérêt encore aujourd’hui?

(S.B.) «Oui, absolument. Une mère reste toujours une mère. J’éprouve de la fierté à le voir réussir dans ce qu’il aime le plus faire. Le Championnat du monde junior, la coupe Stanley et la médaille d’or olympique sont de grands accomplissements. Ils permettent de goûter à l’accomplissement de son rêve de jeunesse. Cependant, ce qui comble le plus la maman que je suis, c’est de voir l’homme, le fils, le conjoint, le papa qu’il est devenu.»

La tournée Hockey d’ici de Rogers est de passage au Tournoi international pee-wee de Québec, les 15 et 16 février, à la place Jean-Béliveau. Parmi les activités prévues dimanche, Sylvie Bergeron montera sur scène pour un échange devant public à 16h30. Pour connaître les détails du programme de la fin de semaine, cliquez ici.

Québec Hebdo

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