Actualités
07:48 20 novembre 2019

Des Lorettains se dressent pour préserver leurs parcs urbains

Des Lorettains se dressent pour préserver leurs parcs urbains
La citoyenne Marie-Pier Breton a lancé une pétition pour que soit préservé dans son intégralité le parc de la Rigolade. (Photo Métro Média – François Cattapan)

MUNICIPAL. Deux groupes de citoyens ont uni leurs efforts pour inciter les élus de L’Ancienne-Lorette à préserver les îlots de verdure sur leur territoire. Pendant que les uns militaient pour sauver l’intégrité d’un parc de proximité dans leur quartier résidentiel, les autres revenaient à la charge pour pérenniser les espaces verts réservés depuis un demi-siècle pour le prolongement de l’autoroute 40.

Le premier groupe à se faire entendre lors de la plus récente assemblée du conseil a manifesté son inquiétude devant l’attitude de la Ville. Enclavée, celle-ci semble déterminée à développer tous les terrains vacants de propriété municipale. Une directive d’évaluation en ce sens a été soumise au service d’urbanisme.

Parmi les sites ciblés, des familles craignent de perdre une partie du petit parc de la Rigolade dans le district Saint-Olivier. Une pétition a été déposée à l’initiative de la résidente Marie-Pier Breton. La démarche réclame la sauvegarde dans son intégralité du petit espace vert situé entre les rues de la Gaieté et de l’Espérance.

«La Ville a décidé, en comité de travail, de modifier l’état actuel du parc de la Rigolade. Le conseil municipal envisage de vendre le dernier espace vert permettant aux enfants de jouer librement à proximité de nos résidences, en vue d’y construire deux habitations. Nous voulons conserver ce seul endroit où il est possible de pratiquer des sports en sécurité et hors des rues», a insisté Mme Breton.

Le citoyen François Labrecque a rappelé aux élus que les acquéreurs de l’époque ont versé un surcoût au promoteur pour avoir un parc urbain. (Photo Métro Média – François Cattapan)

Voulant tempérer l’échange nourri avec plusieurs citoyens à s’être succédés au micro, la mairesse suppléante a rappelé que le parc de la Rigolade se subdivisait en deux portions distinctes. «La première comprenant la section des modules de jeux n’est pas concernée et demeurera intacte quoiqu’il advienne. La seconde se compose de deux terrains vacants et il est vrai que nous avons demandé une étude pour évaluer la possibilité d’y ériger deux résidences. Toutefois, rien n’est décidé et nous avons l’intention d’être transparents avec les résidents», a précisé Sylvie Falardeau.

Considérant la réponse officielle peu rassurante, le citoyen François Labrecque a réclamé un engagement ferme de la Ville pour garder le petit parc intégral. «La pétition a été signée par près de 99% des citoyens voisins. Il y a environ 230 enfants qui profitent de cet endroit pour s’amuser en plein air. En plus, a-t-il soulevé à la surprise des élus, les premiers occupants ont versé à l’époque une surcharge inscrite à leur contrat d’achat pour que le promoteur aménage cet espace vert.»

D’autres citoyens ont mentionné qu’une mobilisation similaire s’était organisée il y a 25 ans et que le maire Émile Loranger s’était engagé envers les enfants en 1994. Prônant la qualité de vie de ses concitoyens, le conseiller Charles Guérard a suggéré que le parc de la Rigolade soit non seulement préservé, mais remis en valeur. La mairesse Falardeau a tranché en proposant que le dossier soit rediscuté en commission administrative.

Vue sur les terrains du MTQ

Profitant de l’écoute favorable aux préoccupations vertes des citoyens, un membre du Comité de citoyens pour une alternative durable au prolongement de l’autoroute 40 a rappelé l’urgence d’agir. «Le gouvernement Legault a signifié son désintérêt pour ce projet. Les élus des paliers provincial et fédéral sont défavorables. Le momentum n’a jamais été aussi propice. Il faut que la Ville s’active, élabore une vision et bouge afin que ces terrains réservés au ministère des Transports lui soient rétrocédés pour en faire des espaces verts permanents», a plaidé Jean Amyot.

La mairesse suppléante Sylvie Falardeau a signifié que le moment idéal pour en discuter sera lors de la préparation du budget 2020, en décembre. «Personne au conseil ne souhaite qu’une autoroute divise L’Ancienne-Lorette en deux», a-t-elle assuré.

Un groupe de citoyens lorettains se mobilise pour préserver le parc de la Rigolade, un espace vert très apprécié dans le quartier Saint-Olivier. (Photo gracieuseté)

Québec Hebdo

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *