Économie
13:01 27 septembre 2019

Le manque de main-d’œuvre frappe chez Garneau

Le manque de main-d’œuvre frappe chez Garneau
Le président Louis Garneau estime être confronté à la fin d'un modèle d'affaires. La difficulté de recrutement a forcé cette décision d'affaires. (Photo Métro Média - Archives)

AFFAIRES. Après plus de trois décennies d’opérations manufacturières au Québec, Louis Garneau Sports annonce se trouver dans l’obligation de fermer son unité de production textile de Saint-Augustin-de-Desmaures. Cette décision est attribuable à des difficultés de recrutement et occasionne la perte de 46 emplois.

«C’est ici que l’entreprise a vu le jour et c’est une décision qui a été très difficile à prendre. On a pris le temps de bien regarder toutes les options, mais malgré tous nos efforts, il a fallu se rendre à l’évidence. Nous sommes malheureusement confrontés à la fin d’un modèle d’affaires, dans un contexte où la pénurie de main-d’œuvre est grandissante», a expliqué Louis Garneau, président et fondateur de Louis Garneau Sports.

Les employés de l’usine de Saint-Augustin-de-Desmaures mis à pied profiteront du soutien de l’entreprise. Celle-ci leur offrira notamment un accompagnement dans la recherche d’un nouvel emploi avec l’aide d’une firme externe.

Comptant près de 400 employés, le Groupe Louis Garneau conserve son siège social à Saint-Augustin. L’entreprise entend maintenant se concentrer sur son nouveau modèle d’affaires qui mise sur la commercialisation, le marketing digital et la distribution. Ces activités seront basées au siège social de l’entreprise.

Point de vue différent

Un autre son de cloche a été donné aux médias par le syndicat des employés pour expliquer cette mise à pied inattendue. Celui-ci estime qu’en offrant de meilleurs salaires (actuellement entre 13$ et 18$), le recrutement serait plus efficace. On trouve que la pénurie de main-d’oeuvre a le dos large, alors que les 46 emplois seront délocalisés vers les installations des États-Unis et le Mexique. Rien ne justifie qu’une partie de la production vestimentaire ne demeure pas maintenue localement, prétend-on.

Québec Hebdo

Commentaires 1

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  • Alain Guay

    Il y a 400,000 BS AU QUÉBEC JE SUIS SÛR QU AU MOINS QUELQUES-UNS SERAIENT CAPABLE DE TRAVAILLER MAIS CA ON EN PARLE PAS C EST PAS BON DE PARLER DE ÇA POUR LES GOUVERNEMENTS ÇA FAIT PERDRE DES VOTES.MAIS EN PLUS CA NE FERME PAS SON USINE TEXTILE IL ENVOIE ÇA AU MEXIQUE LE VIEUX DRAGON QUI A REÇU IL Y A QUELQUES ANNÉES 2 MILLIONS.VIVE LE CHEAP LABOR DU MEXIQUE