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08:07 2 août 2019

Sainte-Catherine veut réduire la vitesse et les accidents graves

Sainte-Catherine veut réduire la vitesse et les accidents graves
Trois accidents mortels ont été déplorés au cours des quatre dernières années sur la route 367 à Saint-Catherine, deux à l’intersection des Érables et un dans la grande côte. (Photo Métro Média – Archives)

CIRCULATION. Le maire de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier a lancé un nouveau cri du cœur à la suite d’un autre accident mortel survenu sur la route de Fossambault (367) durant les vacances. Pierre Dolbec interpelle le ministère des Transports (MTQ) encore une fois, afin que la limite de vitesse soit abaissée sur cette longue artère régionale qui traverse sa municipalité.

«Ces dernières années, notre communauté a déploré plusieurs accidents mortels, principalement sur les routes 367 et 369. À dix reprises depuis 2012, le conseil municipal a demandé en vain, par résolution, aux autorités du MTQ de réduire les limites de vitesse à des endroits spécifiques et jugés dangereux de ces artères de juridiction provinciale», a dénoncé M. Dolbec dans un communiqué transmis aux médias.

«Je pense qu’il est temps que le Ministère réévalue sérieusement nos demandes et qu’il assume ses responsabilités. Sinon, qu’il explique aux citoyens les raisons de ses refus et quelles autres mesures il entend prendre pour éviter que des événements tragiques se reproduisent», a ajouté le maire de Sainte-Catherine estimant que le statu quo ne peut se justifier par le fait que les usagers surpassent déjà la limite permise.

Pourtant, à son avis, diminuer de 90 à 70km/h contribuerait à atténuer la fréquence et la violence des accidents. Il appuie cette certitude sur la prémisse qu’une vitesse moindre accroît le temps de réaction et réduit la force d’un impact lors d’une collision. M. Dolbec compte bien faire valoir ses arguments lors d’une rencontre prévue au début d’août avec la direction régionale du MTQ.

Plusieurs aspects à considérer

Au MTQ, on indique que les limites sont établies en fonction de différents aspects, dont la densité d’accès et l’intensité de la circulation. «Dans un premier temps, avant d’entreprendre des modifications sur un site, le Ministère doit déterminer les causes des accidents qui s’y sont produits de façon à s’assurer de l’efficacité d’une éventuelle action», précise la porte-parole Mila Roy.

Elle ajoute que le comportement des conducteurs est en cause dans une vaste proportion (80%) des accidents. «C’est souvent sur cet aspect qu’il faut agir pour améliorer la situation. Malgré tout, poursuit Mme Roy, dès qu’un accident mortel survient sur le réseau provincial, un processus d’analyses est amorcé pour s’assurer que l’infrastructure routière n’est pas en cause. La fréquence des incidents et la limitation de vitesse sont des éléments considérés.»

Toutefois, réitère la porte-parole du MTQ, il est important de comprendre que la vitesse affichée doit être cohérente avec la perception des usagers de la route. «Le Ministère doit s’assurer que la baisse de la limite de vitesse ne compromet pas la sécurité des usagers, car un trop grand différentiel pourrait augmenter le risque de collision. Pour ce qui est des résolutions, inquiétudes et commentaires soumis par une municipalité, ils sont toujours pris en considération dans les justifications d’une décision», assure-t-elle.

«Deux bons exemples d’amélioration de la sécurité routière sont Robert-Bourassa (Québec), où la limite est abaissée à 70km/h dans la portion urbaine, et Sainte-Anne (Côte-de-Beaupré), où on a ajouté des feux lumineux ainsi qu’un terre-plein central. Nous, c’est toujours non à nos demandes. S’il le faut, je vais inonder le MTQ de résolutions du conseil municipal jusqu’à ce que ça bouge favorablement.» – Pierre Dolbec, maire de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier

Avec un débit quotidien supérieur à 17 000 véhicules, les policiers sont régulièrement appelés à intervenir sur la route 367. (Photo Métro Média – Archives)

Le Code de la sécurité routière fixe par défaut des limites de vitesse

  • 90 km/h sur les chemins à surface en béton de ciment ou bitumineux
  • 70 km/h sur les chemins en gravier
  • 50 km/h dans une agglomération, sauf sur les autoroutes

Principaux éléments analysés par le MTQ

  • vitesse pratiquée dans la zone visée
  • densité d’accès pondéré au kilomètre
  • débit de circulation
  • analyses de zones accidentogènes
  • complément d’analyse avec la municipalité et les corps policiers (au besoin)

Québec Hebdo

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