L'Appel
07:02 5 juin 2019

Militantisme précoce: projet humanitaire porteur d’espoir à l’école Les Sources

Militantisme précoce: projet humanitaire porteur d’espoir à l’école Les Sources
La marche autour de l’école Les Sources visait à reproduire la réalité des enfants burundais, qui doivent marcher 30 minutes pour chercher de l’eau. (Photo Métro Média – François Cattapan)

ÉDUCATION. Dans le cadre de leur cours Univers social, deux élèves engagées et passionnées ont mis sur pied une Semaine des droits et libertés à l’école primaire Les Sources. L’intention d’Éléna Barabé et de Michaëlle Gauthier était double: conscientiser leurs camarades de classe aux droits humains et à la démocratie, ainsi qu’amasser des fonds pour les enfants démunis du Burundi.

Pour ces jeunes filles déterminées, il s’agissait d’un ambitieux projet de fin d’études au niveau primaire. Une sorte de témoignage des valeurs d’entraide et de partage acquises au cours de leur début de parcours académique, en même temps qu’une passation du flambeau à la génération qui suit. Et, elles ont su convaincre leur entourage d’emboîter le pas, au point d’entraîner dans leur sillage plusieurs élèves dans leur équipe de bénévoles, de même que des professeurs et plusieurs parents.

L’idée a germé dans la tête d’Éléna à la suite d’une recherche scolaire sur le Burundi considéré comme l’un des pays les plus pauvres de la planète. «Ça m’a interpellée de constater cette dure réalité pour des enfants comme nous et de constater que tous n’avaient pas la même chance dans la vie. Je me suis alors dit: pourquoi pas en faire un projet humanitaire et créer une activité pour récolter des dons pour ce petit pays d’Afrique», relate l’instigatrice avec le vœu de faire une modeste différence.

Nouvellement arrivée à l’école Les Sources pour compléter sa 6e année, Michaëlle a embarqué dans l’aventure dès que son amie lui a parlé de son projet. «J’ai trouvé que c’était un bon moyen de m’intégrer dans mon nouvel environnement scolaire. Ayant toujours été sensible à la pauvreté et aux inégalités sociales, souligne-t-elle, j’y ai vu un bon moyen de sensibiliser les autres à ces réalités, en plus de leur transmettre de l’information sur les droits des enfants, la famine et la vie démocratique.»

Éléna Barabé et Michaëlle Gauthier lors d’un discours de sensibilisation avant la marche pour les droits des enfants. (Photo Métro Média – François Cattapan)

Au cours de la récente Semaine des droits et libertés, les deux militantes en herbe ont multiplié les activités. Leur horaire chargé comportait des présentations orales quotidiennes dans chacune des classes de l’établissement de Cap-Rouge. Aussi, chaque jour après l’école, elles tenaient une vente de collations maison et d’objets artisanaux fabriqués par les élèves. Enfin, une grande marche a été orchestrée autour de l’école pour élargir la visibilité de la démarche humanitaire.

Transmettre l’espoir

Convaincues de la nécessité de transmettre un peu d’espoir aux moins nantis du globe, Éléna et Michaëlle ont choisi de verser les fonds récoltés à la cause de l’organisme Mon sac d’École. Un montant de près de 1000$ a ainsi été remis pour permettre à des jeunes Burundais défavorisés d’avoir le minimum requis pour aller à l’école et pouvoir ainsi améliorer leur sort éventuellement.

«La conférence et la rencontre avec la porte-parole de Mon sac d’École nous a fait réaliser à quel point nous étions choyées de vivre ici. Ça nous a également fait prendre conscience qu’il était de notre devoir d’aider notre prochain et de redistribuer la richesse pour atténuer les inégalités avec les pays étrangers», indiquent les deux jeunes filles inspirantes.

Les deux instigatrices, en compagnie de leur professeure Hélène Jobidon et de camarades bénévoles, accueillent un client à leur table d’articles à vendre. (Photo Métro Média – François Cattapan)

Restée plusieurs soirs après les classes pendant plus de deux mois pour les appuyer dans leurs recherches et leur planification, la professeure de 6e année Hélène Jobidon ne tarit pas d’éloges envers ses deux protégées. «Bien qu’à petite échelle, il s’agit d’un effort magistral pour concrétiser un projet créatif, entrepreneurial et charitable, qui vise à faire une différence», observe celle qui trouve motivant et encourageant de voir l’engagement et l’intérêt témoigné par les deux instigatrices et leurs partenaires dans ce projet.

Mission de l’organisme Mon sac d’École

Fournir aux enfants démunis du Burundi le matériel scolaire et l’uniforme dont ils ont besoin pour accéder aux études leur permettant: d’obtenir l’éducation à laquelle ils ont droit; de rêver d’une vie meilleure; et de vivre simplement comme des enfants. Pour y contribuer: monsacdecole.org.

Québec Hebdo

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