L'Appel
11:31 17 avril 2019

Une adolescente qui a l’avenir de la Terre à cœur

Une adolescente qui a l’avenir de la Terre à cœur
Myriam Khelifi est fière de l'exemple que donne le Québec à l'international par ses choix, notamment en faveur de l'énergie hydroélectrique renouvelable. (Photo Métro Média – François Cattapan)

La jeune Myriam Khelifi est très engagée envers la cause environnementale.

PROFIL. L’arrivée à l’adolescence n’est pas uniquement synonyme de période conflictuelle. Pour certains jeunes, cela peut davantage devenir une étape révélatrice, qui pave la voie à une grande passion. Cette réalité est particulièrement applicable au cheminement de Myriam Khelifi, une étudiante du secondaire qui voue ses temps libres à la protection de l’environnement pour les générations à venir.

Celle qui apprécie depuis toujours les beautés qu’offre la nature estime avoir été sensibilisée à sa fragilité dès l’âge de 13 ans. «Ma conscience s’est éveillée en secondaire II, dans un cours de géographie. Il était alors question d’énergies renouvelables et, surtout, de l’émission des gaz à effet de serre (GES) produits par la combustion des ressources fossiles. J’ai eu un choc de constater l’impact direct sur la fonte des glaciers», explique avec aplomb l’étudiante à De Rochebelle.

L’anecdote s’est avérée un puissant déclencheur. Refusant de laisser les choses se dégrader sans intervenir, Myriam a aussitôt décidé de se mobiliser et de tenter de faire sa part pour sensibiliser son entourage. Depuis, l’adolescente de 15 ans multiplie les actions et les démarches en faveur d’une réduction des impacts du réchauffement climatique.

L’amour de la nature est à la base de la passion de Myriam Khelifi pour la protection de l’environnement. (Photo gracieuseté)

Souvent en solo et parfois avec des amis de classe, elle organise des présentations en milieu scolaire. Elle produit également des affiches et fait circuler des pétitions. Les récentes préoccupations de celle qui est engagée au sein du Comité droits et humanité à son école portent sur la préservation de l’eau comme ressource vitale et la prolifération du plastique dans les océans. Une situation qu’elle considère alarmante.

Diffusion élargie

Déterminée, la jeune femme entend poursuivre le combat au-delà de son milieu de vie à Sainte-Foy. C’est d’ailleurs dans l’optique de porter son message plus loin que Myriam a créé un site Internet (www.lereveilmatin.wordpress.com) dédié à sa passion. «J’y publie divers articles et informations en lien avec l’environnement, de courtes vidéos éducatives et des documents explicatifs. Mon magazine pdf L’Écho-Logique aborde plus en profondeur certains sujets, comme le blanchissement des coraux, la fonte des glaciers aux pôles, ou la présence de pesticides (glyphosate) dans nos aliments.»

Bien de son temps, elle profite également du rayonnement élargi des réseaux sociaux. «Je diffuse sur Twitter et Instagram, ainsi que sur YouTube afin d’élargir mon public. Les vidéos que je réalise atteignent une audience assez vaste, en particulier celles donnant des trucs et astuces pour réduire notre empreinte écologique sur la planète», précise celle qui prend régulièrement part à des événements militants.

Son message est simple: tout le monde peut faire sa modeste part en faveur de la planète. (Photo Métro Média – François Cattapan)

Parmi ses plus récentes initiatives, elle a notamment lancé une pétition pour abolir la vente d’eau en bouteilles de plastique à Québec. Aussi, à l’approche du Jour de la Terre, ce 22 avril, elle mettra en ligne une nouvelle vidéo de sensibilisation ainsi qu’une déclaration personnelle. Enfin, dans le cadre de son projet de fin d’études secondaires l’an prochain, l’adolescente participera à l’organisation d’un congrès jeunesse d’Amnistie internationale à l’école De Rochebelle. On risque donc d’entendre parler d’elle, surtout que son plan d’action n’exclut pas de rencontrer des politiciens autant des paliers municipaux que provinciaux et nationaux dans un avenir prochain.

«Les solutions à la réduction des GES existent, mais les gouvernements considèrent trop souvent l’environnement comme une dépense. Pourtant le problème est mondial et il faut agir. Mon espoir repose sur la jeunesse qui se soucie de son avenir.» – Myriam Khelifi

Gestes simples pour faire sa part pour l’environnement

  • Réduire le plastique par des bouteilles d’eau et des sacs réutilisables.
  • Consommer moins de viande et privilégier les produits bio et locaux.
  • Économiser l’eau en prenant une douche plutôt qu’un bain.
  • Conserver ses appareils électroniques jusqu’à la fin de leur vie utile.
  • Donner ses vêtements et objets usagés au lieu de les jeter.

Québec Hebdo

 

Commentaires 1

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *