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11:09 27 mars 2019

L’Université Laval en mode revanche au défi Éco-marathon

L’Université Laval en mode revanche au défi Éco-marathon
Grâce aux améliorations apportées sur l'édition 2019, William, Samuel et leur équipe espèrent partir en bonne position pour l'Éco-marathon. (Photo Métro Média – François Cattapan)

L’écurie Alerion Supermileage vise un retour aux avant-postes

TRANSPORT. Habituée au cours des récentes années à atteindre la plus haute marche du podium lors du Défi Shell Éco-marathon, les représentants de l’Université Laval n’ont pas digéré la déroute de l’an dernier. Bien que renouvelée à près de 80% de ses effectifs, l’équipe baptisée Alérion Supermileage se prépare pour l’édition 2019 de cette épreuve d’endurance dans une optique de revanche et d’optimisation.

Rencontrés à l’aube du départ pour ce rendez-vous annuel qui réunira les étudiants en génie mécanique des meilleures universités nord-américaines, du 3 au 6 avril à Sonoma, en Californie, Samuel Généreux et William Lévesque ne cachent pas leurs ambitions. Les deux représentants lavallois de l’équipe comptant 13 membres peaufinaient leur bolide aux lignes fluides en vue de la compétition. Celle-ci consiste à concevoir et conduire un véhicule ayant la plus grande efficience énergétique possible.

La formation 2019 doit relever un défi supplémentaire. Celui de reconquérir un titre qu’elle a remporté quatre fois consécutives jusqu’en 2017. L’objectif consiste à vite effacer la déveine de l’an passé, alors que des complications électroniques ont empêché les participants locaux de défendre leur honneur. À la surprise générale des concurrents habitués de les voir dominer, ils avaient même dû renoncer à la course.

Le prototype de l’écurie Alérion de l’Université Laval se distingue par son design compact, ses roues intérieures pour un minimum de résistance et sa conduite couchée. (Photo gracieuseté – Shell Éco-marathon, Rick Osentoski/AP)

«Comme le programme se bonifie chaque année, on peut dire qu’on a hérité d’un projet qui présente de bons et de moins bons aspects. Ce fut notre motivation de travailler à l’amélioration de la fiabilité du groupe propulseur. Si la coque est la même depuis huit ans, en raison de la grande efficacité de cette conception issue d’étudiants au cycle de la maîtrise, nous misons sur un nouveau moteur. Il s’annonce performant, mais nécessite des adaptations au type d’essence (ordinaire) imposé», explique Samuel.

Fragilité

Avec les problèmes électroniques vécus en 2018, inutile de dire que la pression sera sur les membres étudiants en génie informatique, qui complètent l’écurie lavalloise avec leurs confrères en génie mécanique et en génie électrique. L’aspect transport du véhicule jusqu’au circuit de compétition a aussi été revu cette année. Ainsi, trois coéquipiers prendront la route le 29 mars avec le prototype dans une remorque couverte. Les autres iront les rejoindre en Californie par avion le 2 avril.

«On veut mettre toutes les chances de notre côté et, surtout, ne pas revivre la mésaventure de l’an passé. Car, en plus des problèmes techniques, notre transporteur est arrivé en retard et notre véhicule était lourdement endommagé. Il a fallu mettre du temps sur les réparations, alors qu’on avait prévu se concentrer sur la carte maîtresse qui venait de griller juste avant le départ. Résultat: nous n’avons pas pu prendre part aux épreuves de conformation et de démonstration. La compétition était terminée», raconte William.

Confiance et réalisme

Pour atteindre leur objectif, les étudiants misent tous leurs efforts sur un moteur plus solide, en travaillant sur des moyens de fixation et des composants plus efficaces. «Ils ont conçu également des pièces de la voiture à l’aide d’une imprimante 3D qui leur permet d’obtenir la forme exacte désirée. C’est un avantage pour que le véhicule soit plus fiable», a souligné Mario-Philip Lapierre, capitaine de l’équipe.

«La mécanique sera la clé du succès, assurent Samuel et William, parce que le moteur est tout nouveau. Le point d’interrogation réside dans le fait qu’il est adapté pour la première fois à fonctionner à l’essence ordinaire.» À leur avis, il sera difficile d’espérer parcourir une grande distance avec le moins d’énergie possible, car la piste comporte d’importants dénivelés. Il faudra savoir gérer les accélérations et les périodes d’inertie.

L’objectif de Samuel Généreux et William Lévesque est d’optimiser les composantes, afin de léguer un prototype fiable à leurs successeurs. (Photo Métro Média – François Cattapan)

À la fois confiants et réalistes, les deux membres de l’équipe Alérion anticipent déjà de meilleurs résultats à la seconde compétition annuelle. En effet, le SAE Supermileage, qui se déroulera en juin au Michigan, utilise de l’iso-octane. Une essence plus performante, qui convient mieux au groupe motopropulseur installé à bord du prototype 2019.

Bon à savoir sur le Défi Shell Éco-marathon

  • But: faire 7 tours de pistes en moins de 25 minutes avec le moins de carburant.
  • Record: 1749km (extrapolé par calcul) réalisés par l’Université Laval.
  • Fonctionnement: par poussées contrôlées et interrompues du moteur.

Métro Média

Commentaires 1

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  • Louise Laverdiêre

    Propulsion réelle d’un combat à gagner suite à lire…