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11:38 20 mars 2019

Cabane à sucre urbaine: un projet acéricole citadin qui a pris de l’ampleur

Cabane à sucre urbaine: un projet acéricole citadin qui a pris de l’ampleur
Léandre Cloutier a eu l'idée d'animer la cabane à sucre du Bois-de-Coulonge pour transmettre le savoir acéricole aux générations suivantes. (Photo Métro Média – François Cattapan)

Retour de l’activité printanière initiée par Léandre Cloutier au Bois-de-Coulonge

SORTIR. Lorsqu’il a eu l’idée de ranimer la cabane à sucre présente dans le parc du Bois-de-Coulonge, au début des années 2000, Léandre Cloutier ne se doutait pas que l’aventure durerait si longtemps. Le projet modeste à vocation éducative du départ est vite devenu un rendez-vous printanier incontournable au centre-ville.

Voyant le bâtiment inoccupé lors d’une promenade en famille, le président de la firme de recherche de financement Zakem (amalgame des prénoms de ses enfants Zakari et Ève-Marie) a proposé un projet d’animation au gestionnaire du lieu. Le concept autofinancé a tout de suite plu à la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ). Baptisée le Temps des sucres à Québec, l’activité a pu voir le jour en 2004, après un investissement en équipements de quelque 12 000$.

N’y connaissant rien en matière d’acériculture, le promoteur s’est rapidement mis en quête d’informations sur le sujet ainsi que de partenaires pour l’épauler dans son plan d’action. «J’ai obtenu l’appui de commanditaires, dont les principaux sont la Caisse Desjardins de Sillery, IGA Rousseau et les Producteurs acéricoles du Québec. J’ai aussi été mis en contact avec des collaborateurs de la première heure, comme Jean-Guy Dorval, un expert originaire de Saint-Augustin devenu le maître-sucrier de la cabane, et Charles Cloutier (aucun lien de parenté), notre entailleur originaire de Sillery, auxquels s’est ajouté l’assistant sucrier Gaétan Boucher, de Québec», explique M. Cloutier.

L’animation et la dégustation sont assurément parmi les moments préférés de la jeune clientèle. (Photo gracieuseté – Léandre Cloutier)

Si, au commencement, l’activité grand public attirait quelques dizaines de personnes par jour, la population de Québec s’est graduellement approprié le site qu’elle fréquente en masse lorsque les érables se mettent à couler. Aujourd’hui, il n’est pas rare d’accueillir jusqu’à 2500 visiteurs par un beau dimanche après-midi. Pour la 16e saison, qui prendra place lors des trois prochaines fins de semaine, la quarantaine de bénévoles seront à pied d’œuvre afin de faire passer un bon moment en plein air aux familles.

«Cette année encore, il sera possible de profiter de l’animation des lieux, de déguster de la tire d’érable sur la neige et de participer à des activités d’interprétation, autant avec nos maîtres-sucriers qu’en compagnie des guides de la CCNQ. Les gens pourront aussi visiter le Shaputuan (maison longue), dans laquelle une représentante de Wendake présentera les coutumes amérindiennes reliées à l’acériculture», précise l’organisateur.

Mission d’entraide

En semaine, la cabane à sucre du Bois-de-Coulonge grouille également de petit monde, dans le cadre des séjours pédagogiques orchestrés à la faveur des élèves de 5e et 6e années primaires. Le but consiste à leur faire découvrir les particularités de la cueillette d’eau d’érable et de sa transformation en sirop, tire et sucre d’érable. Les participants prennent part à une expérience enrichissante en trois volets, soit une conférence historique, une promenade en carriole et une dégustation.

Le volet éducatif de la cabane artisanale permet d’expliquer le mystère de la transformation de l’eau et du sirop d’érable en tire. (Photo gracieuseté – Julie Bourque)

«L’acériculture fait partie de notre ADN québécois depuis l’arrivée de nos ancêtres en Amérique et leur contact avec les autochtones. Il est de notre devoir de leur transmettre un minimum de connaissances sur cette richesse patrimoniale du terroir et son importance vitale dans l’histoire du développement de notre société», estime M. Cloutier qui, en tant qu’ancien enseignant, continue de vouloir contribuer à l’apprentissage des jeunes.

Soucieux de rester engagé pour l’amélioration de la société, l’homme qui souhaite trouver une relève pour transmettre le flambeau a également développé une mission d’entraide. C’est dans cette optique que les profits dégagés dans l’opération de la cabane artisanale au centre-ville vont à la Fondation de l’école Saint-Michel, qui accueille à Sillery une clientèle autiste provenant de l’ensemble de la région de Québec. Depuis 15 ans, c’est plus de 400 000$ qui ont été remis pour la cause.

Il s’agit d’une façon de redonner à la communauté et de prendre soin localement de nos enfants, estime celui qui a aussi œuvré en pédopsychiatrie en milieu hospitalier. Un intérêt qui se trouve dans la continuité de sa participation à la fondation d’organismes de bienfaisance comme Adaptavie et le Grand Village, respectivement dédiés aux personnes vivant avec une limitation physique ou une déficience intellectuelle.

Activités de fin de semaine ouvertes au public

  • Dates: 23-24, 30-31 mars et 6-7 avril (10h à 16h30).
  • Coûts: adultes 7$; enfants (-12 ans) 4$.
  • Sur place aussi, animation, jeux gonflables et maquillage.

Métro Média

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