Communaute
12:11 22 janvier 2019

Les piétons avant les skieurs au Bois de Coulonge

Les piétons avant les skieurs au Bois de Coulonge
Le sentier principal du parc du Bois de Coulonge était parfois utilisé par des fondeurs adeptes du pas de patin. (Photo Métro Média – François Cattapan)

LOISIRS. Bien que les parcs de la région de Québec soient propices à la pratique de certaines activités sportives, leurs sentiers sont principalement dédiés à la marche en hiver. Une réalité qui se confirme au Bois de Coulonge.

Récemment, un amateur de ski de fond l’a appris à ses dépens. Louis Pagé a dû mettre de côté sa passion de pratiquer le pas de patin sur le grand sentier linéaire du parc situé aux limites de Sillery sur la Grande Allée. Arrivé sur place après quelques bonnes chutes de neige, il a eu la désagréable surprise de constater que des abrasifs avaient été épandus à la grandeur de son parcours de prédilection.

L’amateur de sport d’hiver déplore cette nouvelle pratique, qui empêche de faire du ski de fond. Il signale que cela coûte de l’argent aux contribuables, autant pour l’épandage que pour le nettoyage au printemps. «Je suis conscient que la vocation première du parc n’est pas la pratique du ski. Toutefois, estime M. Pagé, c’est possible de cohabiter avec les marcheurs tout en faisant attention lors des rencontres. Cela me permettait d’aller en ski pour une courte période sans utiliser mon véhicule, ce qui est nécessaire pour aller sur les Plaines que je fréquente aussi.»

«Il faut considérer que le parc est avant tout conçu pour les marcheurs, surtout en hiver. On se doit d’assurer un accès sécuritaire aux sentiers.»
-la porte-parole de la CCNQ

À la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ), gestionnaire du parc du Bois de Coulonge, on se montre compréhensif devant les doléances émises par un usagé de longue date. Toutefois, on fait valoir des raisons de sécurité pour expliquer la décision de recourir aux abrasifs après des périodes de verglas suivies de gels. Par ailleurs, rien n’empêche les skieurs de faire du hors-piste.

Pour des raisons de sécurité, la CCNQ fait épandre des abrasifs afin d’éviter les chutes de marcheurs. (Photo gracieuseté – Louis Pagé)

«Il faut considérer que le parc est avant tout conçu pour les marcheurs, surtout en hiver. On se doit d’assurer un accès sécuritaire aux sentiers, d’autant plus que nous avons connu un accident de travail attribuable à la présence de glace sur le site l’an dernier. Les aléas de la météo nous obligent à prendre des mesures préventives», explique Valérie Lesage, agente de communication pour la CCNQ, qui rappelle que le site des plaines d’Abraham à proximité offre des pistes aménagées pour le ski de fond.

Métro Média

Commentaires 1

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  • Louis Pagé

    Bonjour à tous,
    Finalement, la Commission a changé sa politique à la mi-janvier : les abrasifs sont utilisés uniquement lorsque les conditions sont vraiment glissantes : en temps normal, par exemple suite à une chute de neige, il n’y a pas d’épandage d’abrasifs, ce qui permet de faire un peu de skate sur le chemin principal et aussi sur le sentier qui permet l’accès aux anciennes écuries.

    De toute façon, si les conditions sont glacées, il n’est pas possible de faire du skate. Cette nouvelle pratique permet donc la cohabitation des sportifs avec les marcheurs sur ce sentier multi-fonctionnel, un peu comme c’est le cas sur la rue Ontario (sur les Plaines) et sur la Promenade Samuel de Champlain.