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11:21 20 septembre 2020 | mise à jour le: 20 septembre 2020 à 11:21 temps de lecture: 5 minutes

Deux frères hors de l’ordinaire chez les Titans de Limoilou

Deux frères hors de l’ordinaire chez les Titans de Limoilou
Étienne Cloutier (à droite) recevra sa réponse de l’Université Harvard à la mi-décembre. Justin (à gauche) aimerait éventuellement poursuivre sa carrière de footballeur aux États-Unis. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

FOOTBALL. Du football, on en mange chez les Cloutier. Les deux frères pratiquent le sport depuis l’école primaire et ils n’avaient jamais eu la chance de jouer ensemble. Si on exclut une brève période dans la même formation alors que Justin (le plus jeune) était en 4e année et s’était fait surclasser pour jouer avec son frère plus vieux de deux ans.

«J’avoue que c’est spécial de jouer avec Justin. Lors du premier jeu simulé lors du camp d’entraînement, ça m’a fait spécial de descendre bloquer au niveau des secondeurs. Je suis revenu dans le caucus offensif et je me suis dit, je viens de bloquer mon frère», raconte Étienne Cloutier qui joue à la même position que son paternel, Jacques Cloutier, qui faisait partie de la célèbre formation du Rouge et Or comme centre offensif qui a levé à bout de bras la première Coupe Vanier.

Un sentiment partagé par son frère Justin, qui ne cache pas que de jouer avec son frère aîné fait pencher la balance au moment de choisir son cégep. Une carte cachée pour les Titans alors que Justin était sans aucun doute un des joueurs défensifs les plus convoités de la province après avoir mené les Condors de Saint-Jean-Eudes à un premier Bol d’or juvénile division 1 en deux décennies à la position de secondeur. «C’est vraiment l’fun! Je voulais vraiment jouer avec mon frère. Quand j’ai fait mon choix, je lui ai dit que nous allions gagner un Bol d’Or ensemble. Bon, ça risque d’être plus compliqué avec la COVID-19, mais j’aime ça l’affronter en pratique jusqu’à maintenant», affirme le frère cadet.

«Nous sommes habitués de nous faire entraîner par notre père alors qu’il suit notre parcours comme entraîneur depuis l’école secondaire avec Saint-Jean Eudes», mentionnent les deux frérots. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

Harvard

Il n’y a pas que sur le terrain de football où le succès suit les deux frères. Les bancs d’école sont propices à de belles réussites. Même avec son caractère ultra compétitif, Justin concède que son frère plus vieux est simplement spécial à l’école.

«J’ai des bonnes notes et cela a toujours été important dans notre famille, mais mes notes ne se comparent pas à Étienne. Il est à un autre niveau et je trouve ça cool.»

Des notes tellement fortes qui lui permettraient possiblement d’ouvrir les portes d’une des universités les plus prestigieuses de la planète; l’Université Harvard.

Vous voulez des exemples? L’étudiant-athlète de dernière année maintient une cote R de 37,63 sur une possibilité de 38. Ses résultats de la dernière session sur ses quatre cours sont de 104%, 101%, 98% et 96% et il n’a jamais obtenu une note inférieure à 94% au collégial dans son programme de sciences informatiques et mathématiques.

«J’ai toujours eu beaucoup de succès à l’école et j’ai décidé d’envoyer ma candidature à l’Université Harvard. Pour moi, cette université représente un rêve. Nous sommes souvent allés à Boston en famille et nous sommes souvent allés visiter Harvard. Lors de notre dernière visite, j’ai posé beaucoup de questions pour pouvoir éventuellement y faire application.»

Une candidature qui devra sortir du lot alors que l’université située à Cambridge reçoit entre 40 000 et 45 000 demandes d’admission chaque année. D’ailleurs, il n’y a pas de bourse d’études à Harvard alors qu’une aide financière est offerte dépendamment des revenus des parents.

Une chose est certaine, le test d’admission obligatoire SAT pour entrer dans une université américaine sera un argument de plus à sa candidature. «J’ai déjà passé ce test et j’ai reçu une note de 1400 sur un potentiel de 1600. Je me situe dans le top trois percentiles mondiaux avec ce résultat. Si jamais je suis accepté, j’aimerais également faire partie de l’équipe de football. Harvard a toujours une formation respectée dans la division Ivy League qui compte huit universités», mentionne le centre offensif.

La famille sur le terrain

En plus de voir les deux frères s’affronter à chaque jeu lors d’une pratique des Titans, on peut également observer la paternel prodiguer des conseils au frère aîné alors qu’il est depuis deux ans l’entraîneur de la ligne à l’attaque. Pour ceux qui pensent que cette lutte est inégale, détrompez-vous.

«Justin est tout un compétiteur. Il est extrêmement physique et il n’a peur de rien. Il aura assurément un gros impact dans notre futur. Sérieusement, il va faire écarquiller les yeux avant longtemps. Pour ce qui est d’Étienne, c’est un solide joueur de football avec une excellente technique, mais je n’ai jamais vu un étudiant de la sorte dans toute ma carrière ici», termine l’entraîneur-chef DaveParent en parlant du duo Cloutier.

 

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