Communaute
15:02 3 août 2018 | mise à jour le: 3 août 2018 à 15:02 temps de lecture: 3 minutes

Former la jeunesse de demain

Les cadets de l’aviation de Charlesbourg, dont l’objectif est de former des citoyens engagés, existent depuis plus de 36 ans.  

Un groupe en pleine action

Photo gracieuseté

Parrainé par les Forces armées canadiennes, le programme jeunesse des cadets offre aux jeunes de 12 à 18 ans une variété d’activités.  

«C’est certain que pour nous l’accent est mis sur le volet aviation. On fait voler deux fois par année nos jeunes en planeur à la base militaire de Valcartier. Certains vont même jusqu’à passer leur licence pour le piloter. Tous les ans, une journée sur le thème de l’aérospatial est organisée pour découvrir les astronautes canadiens sous forme de jeux», explique la capitaine Nathalie Gagnon.

Que ce soit pour les cadets de l’air, terre ou mer, l’organisme a le même tronc commun dépendamment de l’élément. La pratique du sport est mise de l’avant pour favoriser l’activité physique. Le biathlon est populaire chez les cadets de l’air de Charlesbourg, avec une importante équipe, dont des adeptes se sont rendus au championnat national.

Des notions de survie en forêt sont enseignées dans le secteur de l’Île d’Orléans. Les plus jeunes couchent dans le chalet la première nuit et la suivante, montent un abri dans la nature et rationne la nourriture. Pour les plus âgés, des expéditions en solo de 24h sont organisées.

«On fait des tournées pour s’assurer que tout va bien. Mais ils sont tout seuls, se construisent un endroit pour dormir, font un feu. Ils sont encore plus restreints que les plus jeunes sur la quantité de nourriture pour vivre et simuler un écrasement d’avion», raconte capitaine Gagnon.  

Du côté plus intellectuel, développer l’expression orale avec des joutes d’art oratoire fait partie du programme. Le but est de permettre aux cadettes et cadets d’améliorer leur présentation en public, d’acquérir une plus grande confiance en eux et de communiquer plus efficacement leurs messages.  

Un plus pour les employeurs 

Nathalie Gagnon est convaincue que la mention «cadet ou cadette» sur le CV d’un jeune le favorisera positivement pour l’obtention d’un emploi.

«C’est ce qu’on se fait dire. J’ai été cadette et ça m’a apporté énormément. Mes enfants ont suivi le programme et ne seraient pas rendus où ils sont s’ils n’avaient pas participé. Les jeunes développent beaucoup l’autonomie, le leadership et le respect de l’autorité. Juste pour dire, tout le monde se vouvoie entre eux!»    

Et l’enrôlement dans l’armée?

Nathalie Gagnon déplore que le programme des cadets soit souvent pointé du doigt comme moyen de recrutement pour les Forces armées canadiennes, alors que dans les faits, l’objectif est tout autre.

«C’est de former de meilleurs citoyens responsables et ouverts sur la communauté. Par exemple, nous participons au déjeuner d’Autisme Québec ou encore, nous avons donné un coup de main à une fête au Moulin des Jésuites. Il n’y a pas plus de cadets qui s’enrôlent dans l’armée que dans la population en général», rappelle Nathalie Gagnon.

Pour plus d’informations, visitez la page Facebook https://www.facebook.com/Esc894/

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