Communaute
13:00 30 septembre 2018 | mise à jour le: 30 septembre 2018 à 13:00 temps de lecture: 3 minutes

Un voyage dans l’histoire

PATRIMOINE. À l’occasion du 325e anniversaire de la paroisse Saint-Charles-Borromée, la Société d’histoire de Charlesbourg a tenu une visite guidée du cimetière pour souligner l’apport patrimonial de ce dernier.

La paroisse regroupe aujourd’hui 32 000 adresses civiques.

(Photo Métro Média – Émilie Pelletier)

Plusieurs dizaines de paroissiens se sont déplacés pour se souvenir des personnalités qui reposent aujourd’hui dans le cimetière situé à l’angle des boulevards Cloutier et Louis-XIV. La visite, animée par Jacques Carl Morin, le dimanche 16 septembre dernier, racontait le passé de Saint-Charles-Borromée, le plus ancien des trois cimetières qui existent toujours dans l’arrondissement de Charlesbourg. En effet, ce sont près de 5700 mortels, élites, curés, professionnels et zouaves qui y sont inhumés.

Bien que M. Morin ne soit arrivé à Charlesbourg qu’en 1982, son expertise de l’histoire de la paroisse lui a permis de relater des anecdotes intéressantes quant aux lieux et aux monuments, mais surtout aux personnes enterrées sur place. Ils étaient d’ailleurs plusieurs visiteurs à acquiescer en guise de souvenir aux informations amenées par l’animateur.

«C’est une manière de découvrir l’histoire de Charlesbourg d’une autre façon qui est peu commune. Je suis certain que j’en ai oublié quelques-uns, je ne connais pas tout contrairement aux gens qui y demeurent depuis longtemps», a souligné le guide, satisfait de la présence nombreuse des participants.

Un bond dans la mémoire

Érigée en septembre 1693, la paroisse Saint-Charles-Borromée de Charlesbourg est en fait la 18e paroisse issue de Notre-Dame-de-Québec, la paroisse mère. Or, ce n’est que depuis 1893 que des Charlesbourgeois sont inhumés dans ce cimetière paroissial, historiquement situé sur le site actuel du parc du Sacré-Cœur.

C’est en raison d’un manque d’espace, après 15 000 inhumations, que le nouveau cimetière a été inauguré. Certains corps ont même été exhumés de l’ancienne terre et reposent désormais sur la nouvelle.  Après l’avoir agrandi en 1985, des columbariums extérieurs destinés aux urnes ont également été installés en 2013 afin d’augmenter l’espace disponible.

Parmi ceux qui ont forgé l’histoire, mentionnons la vingtaine de maires inhumés, puis l’ancien juge en chef de la Cour supérieure, Frédéric Dorion. D’autres, quant à eux décédés des suites de tragédies, possèdent un monument à leur nom en guise de reconnaissance pour leur bravoure. Entre autres, Maurice Bédard, clairon du 22e Bataillon mort au champ d’honneur à Chérisy, France, lors de la Première Guerre mondiale, ou plus récemment, Alexandra Duguay, lors du tremblement de terre à Port-au-Prince, en 2010. 

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