Communaute
15:14 30 juin 2009 | mise à jour le: 30 juin 2009 à 15:14 temps de lecture: 4 minutes

Une vie axée sur l’aide humanitaire pour Suzanne et Denis

Depuis maintenant cinq ans, deux résidents du district des Monts à Charlesbourg, Suzanne Lehoux et Denis Dionne, ont fait le choix de vie d’être des bénévoles humanitaires en s’impliquant auprès de l’organisme Fundabiem au Guatemala, lequel s’occupe des enfants et adultes handicapés. Pour ce faire, il passe en moyenne quatre mois dans ce pays où la pauvreté est omniprésente.

«Tout a commencé en janvier 2005 par un périple de trois mois avec l’organisme Casira (Centre d’amitié et de solidarité internationale de la région de l’Amiante), dit Suzanne Lehoux. J’avais connu Denis dans une thérapie du deuil à Michel Sarrazin après que nous ayons perdu nos conjoints respectifs. Notre amitié s’est transformée peu à peu en amour. Notre drame personnel nous a ensuite fait décrocher du matériel. Un changement dans notre façon de consommer a fait en sorte que nous avons éliminé de nos vies le superflu, ce qui a signifié qu’on transforme beaucoup moins nos désirs en besoins.»

Depuis les quatre dernières années, le couple livre un conteneur de produits de toutes sortes aux Guatémaltèques en passant en moyenne quatre mois par année au Guatemala dans le village de Panajachel dans la région du lac Atitlan. Ils y distribuent entre autres des chaussures, des vêtements pour enfants, des couvertures chaudes, de la vaisselle, des jouets pour enfants offerts par Réno jouets, des toutous et du matériel médical destiné aux handicapés (chaises roulantes, béquilles, cannes, prothèses, etc.).
«Les trois premières années, on était associé à Casira. Depuis le printemps 2007, on a parti notre propre projet d’aide intitulé Sunden Guatemala. On a expédié un conteneur au Guatemala. Avec l’aide de Pierre Dolbec de l’entreprise Dolbec Transports, on s’apprête à en expédier deux autres en septembre prochain avec des produits que nous amassons quand nous sommes au Québec. Pour financer l’expédition de ces conteneurs (environ 10 000 $ par conteneur), j’agis comme conférencière dans des écoles et nous participons à divers événements», d’ajouter Mme Lehoux.

Ce qui manque le plus aux Guatémaltèques, ce sont des chaussures pour enfants, des espadrilles, des sandales, des souliers et surtout et des bottes de caoutchouc. Avant que le conteneur arrive à destination, il peut s’écouler une période de deux mois. Les deux Québécois font en sorte d’être sur place pour distribuer ensuite les produits.
«Nous organisons par la suite un comptoir de partage du genre Saint-Vincent-de-Paul où l’on doit payer pour se procurer un produit. De cette façon, on n’encourage pas la passivité et on permet aux gens de garder leur dignité. De plus, on engage des Guatémaltèques et des Mayas pour nous aider. C’est ainsi que nous avons pu aider deux jeunes de 18 ans à étudier à l’université. Avec un don de 300 $ chacun, six Québécois ont aussi aidé six jeunes filles à débuter leurs études secondaires», de préciser encore Suzanne Lehoux.
«Mon plus grand rêve est d’expédier un jour un conteneur rempli de 20 000 paires de souliers neufs, indique Denis Dionne. Nous avons expédié en 2008 quelque 7 000 paires et de nombreux autres produits. Ce que j’aime particulièrement comme aidant humanitaire est de revoir des personnes que nous avons déjà vues et de les aider de nouveau. On voit dans leurs yeux qu’elles apprécient notre aide. Nous aimerions aussi ouvrir un jour une clinique de physiothérapie. Comme vous pouvez le constater, ce ne sont donc pas les projets qui manquent.»

Les gens désirant s’associer à l’œuvre du couple peuvent le faire en participant à la collecte de chaussures organisée samedi prochain par l’épicerie communautaire la Source vive dans la 53e Rue Est à Charlesbourg. Ils peuvent aussi déposer leurs chaussures dans deux dépôts situés à la pharmacie Normand Laroche du boulevard du Lac ou au Centre d’entraînement pour femmes Tonus de la 3e Avenue Est à Charlesbourg. <@S2>(D.F.)

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