Communaute
16:15 1 mars 2008 | mise à jour le: 1 mars 2008 à 16:15 Temps de lecture: 3 minutes

Pérou, quand tu nous tiens

Produire et diffuser un spectacle interculturel, travailler main dans la main avec un organisme communautaire, offrir des conférences thématiques… Tout ça dans un décor des plus majestueux, entre les alpages, les vigognes et la célèbre Cordillère des Andes, sur un territoire baptisé Pérou.

Dix étudiants en Sciences humaines du Cégep Limoilou ont plié bagage en décembre dernier. Destination : Amérique latine. Durée du voyage : trois semaines. Munis de notions de base en espagnol et d’une détermination à toute épreuve, la dizaine de stagiaires a plongé tête première dans le projet, tout ouïe à la culture péruvienne. «Nous avons eu des discussions avant de partir, ce qui atténue le risque d’avoir un choc culturel», précise Félix Fortin-Lauzier, un des participants. Les jeunes aventuriers ont été épaulés par Vichama teatro, une troupe de théâtre établie à Villa El Salvador depuis 1984.

Durant leur périple, les étudiants ont sillonné la région de la capitale, Lima, et de ses environs, Villa El Salvador. Le petit groupe a terminé le voyage en beauté en prenant part à une semaine de trekking dans les Andes péruviennes. «Nous avons passé deux jours à Cusco et escaladé le Machu Picchu. Nous avons alors fait face à nos limites physiques. Ça nous a permis de comprendre la réalité du Pérou et offert la chance de réfléchir», de mentionner Valérie Mercier, participante.

Car la culture péruvienne n’a rien à voir avec le rythme de vie nord-américain. Nourriture, mode de vie et préoccupations sociales diffèrent largement des valeurs et principes québécois. «Ils n’ont pas la dent sucrée comme nous et ne mangent pas beaucoup de desserts, observe Valérie. De vivre leur culture le temps d’un instant, c’est comme un retour à l’essentiel. Ça nous permet de relativiser ce qui nous attend. Là-bas, ils sont capables de garder une vision de l’espoir.»

Le périple n’est cependant point terminé. Les jeunes stagiaires et globe-trotters en herbe préparent à l’heure actuelle une tournée dans les écoles secondaires de la région, question de partager leur expérience. Ils seront également de la Semaine d’action contre le racisme. «Lorsqu’on pense aide humanitaire, on croit qu’on va les sauver. Mais ce sont eux qui ont changé notre vision de la vie», conclut Valérie.

C’est notamment grâce à des subventions octroyées par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport et l’Office Québec-Amérique que le périple a eu lieu. Chaque année, une quarantaine d’étudiants du Cégep Limoilou prennent part aux divers stages internationaux de l’établissement.

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