Communaute
14:44 16 juillet 2008 | mise à jour le: 16 juillet 2008 à 14:44 Temps de lecture: 3 minutes

Adopter une consommation éco-responsable avec Écocouche

Par conviction et parce que cela répondait à un besoin fondamental pour elle au moment de la naissance il y a cinq ans de sa première fille, Léa, Geneviève Poulin, une biologiste de formation, a opté pour l’utilisation de couches en coton lavables plutôt que de couches jetables.

Au même moment naissait son entreprise, Écocouche, qui a pignon sur rue depuis le mois de janvier dernier au sous-sol de la Friperie La Berlue sur Henri-Bourassa dans le secteur Orsainville. Cette place d’affaires offre ainsi une plus grande visibilité à son entreprise. L’association entre Mme Poulin et la propriétaire de la friperie La Berlue, Chantal Girard, date pour sa part d’il y a deux ans.
«J’ai commencé à m’intéresser aux couches de coton et à faire des recherches sur la question quelques mois avant la naissance de Léa en 2003, avoue dans un premier temps Geneviève Poulin. Dans mon esprit, il n’était pas question que j’utilise des couches jetables mais je me suis vite rendue compte qu’il existait à peu près rien sur le sujet. Mes recherches et mes convictions environnementales m’ont alors poussée à adopter les couches lavables, ce que j’ai poursuivi à la naissance de ma deuxième fille, Manu, il y a trois ans.»

La jeune mère avait bien en tête que de la naissance au moment où il deviendra propre, un bébé utilisera grosso modo 7 000 couches jetables, soit l’équivalent d’une tonne de déchets. De plus, ces couches prennent entre 300 et 500 années à se dégrader. En optant pour des couches de coton, on utilisera au maximum cinq kilogrammes de déchets, soit le poids total d’un assortiment d’une vingtaine de couches lavables.
«Une estimation conservatrice indique qu’une proportion de 15 % des jeunes familles canadiennes utiliseraient en 2008 des couches lavables, précise encore la propriétaire d’Écocouche. Cette façon de faire est fort écologique et avantageuse pour le confort et le la santé de l’enfant tout en permettant de réaliser des économies intéressantes. J’offre également à ma clientèle des couches jetables biodégradables qui se dégradent beaucoup plus rapidement que les couches conventionnelles.»

L’entreprise Écocouche offre de plus une gamme de produits écologiques comme du savon biodégradable pour bébé, de la nourriture biologique, des serviettes sanitaires, etc.
«Je désire élargir mes produits de manière à répondre encore plus aux besoins des mères de jeunes enfants et aux femmes. Le concept de consommation éco-responsable est essentiel pour moi et je désire en faire profiter le plus grand nombre possible de mères de famille et faire en sorte de protéger notre environnement.»

Il en coûtera entre 300 $ et 500 $ pour un procurer un assortiment de différents produits lavables. Ce dernier comprend des couches de coton, des culottes de nylon, un seau, des feuillets nettoyants, des couches piscine, une doublure de nuit et des débarbouillettes.

«Sur présentation de leur facture, plusieurs villes du Québec dont Coaticook, Saint-Georges de Beauce et Lévis offrent des subventions de 100 $ et même plus pour l’achat de ces produits. Les autorités municipales sont bien conscientes des économies qu’elles réalisent quant aux matières dirigées vers les sites d’enfouissement. Je travaille très fort avec la Ville de Québec pour qu’une telle subvention soit offerte éventuellement aux mères de famille de Québec qui opteront pour les couches lavables. C’est le mandat que je veux réaliser dans les plus brefs délais», de terminer Geneviève Poulin.

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