Communaute
20:41 22 octobre 2012 | mise à jour le: 22 octobre 2012 à 20:41 Temps de lecture: 4 minutes

Carol Gagnon, un collectionneur du passé grâce à l’histoire du Titanic

Même si sa vie utile n’a été d’une durée de seulement cinq jours, l’histoire du Titanic fascine des milliers de gens depuis son naufrage en avril 1912. Un collectionneur de Charlesbourg, Carol Gagnon, s’intéresse à ce qui est survenu à ce navire depuis qu’il a 6 ans.

Grâce à l’histoire de ce paquebot qu’on disait qu’il ne coulerait jamais, un rêve est devenu une réalité pour M. Gagnon grâce à sa participation aux activités de la Titanic Historical Society. En effet, le Charlesbourgeois a en sa possession une dizaine de volumes en parfait état datant de 1913 sur cette tragédie maritime qui a coûté la vie à des centaines de personnes.

«Ma passion de ce navire m’est venue de mes grands-mères qui m’en ont parlé régulièrement, de dire Carol Gagnon. En 1974 et peu de temps après que je devienne membre de la Titanic Historical Society, j’ai reçu une offre d’achat d’une librairie américaine pour acquérir une dizaine de volumes de 1913 traitant du naufrage de cet immense bateau. Deux de ces livres avaient été rédigés par des naufragés du Titanic, soit Lawrence Beesley et Archibald Gracie. Je possède également un volume rare de collection sur le constructeur du navire, Thomas Andrews. J’ai de plus un exemplaire de la revue Christian Herald qui a été publiée le 1er mai 1912, à peine une quinzaine de jours plus tard que le naufrage.»

De l’avis même du collectionneur, on ne parlait pas beaucoup de la tragédie du Titanic dans ce temps-là. La donne a changé quand on a découvert la carcasse du bateau au fond de l’océan et lors de la sortie du film de James Cameron.

«Je crois être l’un des rares collectionneurs à posséder autant de volumes rédigés un an après la naufrage sur le sujet du Titanic. Je m’en suis procuré plusieurs en 1974, mais il m’a fallu quelques années de plus pour compléter ma collection. Je suis d’autant plus fier que le volume qui parle du constructeur du navire a été dédicacé par la dernière survivante de ce naufrage, Millvina Dean, que j’ai rencontré en 1999 au Château Frontenac. Au cours des derniers mois, j’ai participé à l’émission des Kiwis et des hommes à Radio-Canada pour parler du Titanic. J’ai aussi visité le Musée maritime d’Halifax pour examiner des artéfacts du navire. J’en ai profité pour visiter l’un des cimetières où sont enterrés des victimes de ce naufrage», de préciser Carol Gagnon.

À la suite de son adhésion à la Titanic Historial Society, Carol Gagnon a acquis une réplique du Titanic qu’il a fabriqué morceau par morceau.

«Avec les volumes que j’avais à ma disposition, j’ai modifié certaines pièces pour que la réplique reflète parfaitement ce qu’a été le Titanic. À mes yeux, la mémoire collective est très importante. Je n’ai plus qu’un souhait à réaliser comme collectionneur du Titanic. Me rendre où il s’est échoué pour aller le visiter dans l’océan. D’ici à ce que cet ultime rêve se réalise, je continuerai à fouiller dans Internet où l’on trouve de plus en plus souvent de nouvelles photos et des documents sur la tragédie. C’est certainement ce qui bouclerait la boucle de mon intérêt sur l’histoire du Titanic», de conclure Carol Gagnon.

Charlesbourg Express, membre du Groupe Québec Hebdo

Carol Gagnon pose ici près de la réplique du Titanic et en tenant le volume sur le constructeur du navire, Thomas Andrews.
(Photo Denis Fortin)

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *