Communaute
16:35 3 février 2015 | mise à jour le: 3 février 2015 à 16:35 Temps de lecture: 2 minutes

Mettre la main à la pâte

ENTREPRENEURIAT. La compagnie Scolart-Aide dispense de nombreux services d’entretien dans l’arrondissement de Charlesbourg. Sa particularité: elle est formée d’un groupe de jeunes de l’école spécialisée Joseph-Paquin qui accueille des élèves avec des handicaps auditifs ou des troubles sévères du langage.

Dans le cadre du concours entreprenariat jeunesse 2015, les élèves de l’école Joseph-Paquin ont choisi de se lancer en affaires. Avec leur compagnie, ils offrent de leur temps pour répondre au besoin d’entretien de plusieurs établissements de leur quartier, explique le professeur au sein du programme de formation préparatoire au travail (FPT) Julien-Pier Ratté.

La compagnie dessert trois écoles primaires de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, dont l’école Maria-Goretti, l’école Marie-Renouard et l’école de l’Escale et du Plateau. «On a aussi commencé à s’occuper des églises de la paroisse Saint-Charles-Borromée, rapporte Julien-Pier Ratté. Grâce au bouche-à-oreille, l’entreprise grandit bien».

Défis et réalisations

Pour les élèves de l’école Joseph-Paquin, s’impliquer dans la compagnie leur permet de vivre une expérience de travail différente de celle qu’ils voient généralement dans leurs cours du programme FPT, explique le professeur responsable du projet. «Ce sont des jeunes qui doivent apprendre avec des conditions particulières, rappelle Julien-Pier Ratté. Des choses banales pour nous peuvent représenter des défis pour eux, comme le bruit, les autres enfants des écoles et le travail en équipe». Il ne s’agit pas seulement d’être en mesure de réaliser des tâches manuelles selon le responsable. «Ils apprennent aussi à travailler sur eux-mêmes, ajoute-t-il. Ils peuvent être très fiers de ce qu’ils réussissent à faire».

Après avoir participé à l’édition précédente, l’équipe de l’école Joseph-Paquin a décidé de renouveler l’expérience. «On avait le désir d’être encore meilleur que l’année passée», raconte Julien-Pier Ratté. Il explique qu’après consultation, le groupe a opté pour l’idée d’offrir des services d’entretien plutôt que des produits. Selon le professeur, les réactions positives des élèves et des établissements où ils travaillent permettent de croire que la continuité de la compagnie est bien assurée.

Québec Hebdo

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