Communaute
19:27 12 février 2014 | mise à jour le: 12 février 2014 à 19:27 Temps de lecture: 3 minutes

Une information contre une confidence

«Quand tu es toute seule, des fois, tu te fais moins à manger… mais j’aime ça cuisiner», confie Cécile Lemay à Johannie Asselin et Annie Falardeau, qui en profitent pour lui glisser qu’il existe des groupes de cuisine communautaire. Une information contre une confidence, surgissant simplement au fil de la conversation: voilà ce que promeut le programme «Aînés-nous à vous aider!» du Centre d’aide et d’action bénévole de Charlesbourg (CAABC).

Johannie Asselin et Annie Falardeau, ce sont deux étudiantes en travail social du Cégep Sainte-Foy. Dans le cadre de leur cours Intervention sociale et personnes âgées, elles ont fait du porte-à-porte à Charlesbourg en compagnie de leurs pairs pour prendre contact avec des aînés.

Cela fait trois ans qu’une telle collaboration existe. Pour les étudiants, c’est l’occasion de mettre en pratique ce qu’ils ont appris; pour l’organisme de Charlesbourg, qui fait régulièrement ce genre d’exercice de son côté, l’initiative permet d’informer les aînés des services auxquels ils peuvent avoir accès, qu’il s’agisse de soutien à domicile, de visites amicales, d’accompagnement-transport, de conseils juridiques…

«Personne ne connaissait le CAABC», ont d’ailleurs relevé Ariane Lavoie et Roxanne Binon au terme de leur tournée. Du reste, beaucoup d’aînés n’osent pas demander de l’aide lorsque nécessaire, d’où l’importance d’aller au-devant d’eux, explique Louis Lemieux du CAABC. Même après un premier contact où un besoin aura été formulé, certains préfèrent laisser leurs coordonnées pour qu’on les contacte pour faire le suivi.

«Les aînés sont souvent plus secrets, plus gênés de leur condition, il faut donc travailler plus fort pour créer des liens», enseigne Caroline Dion à ses étudiants en travail social, qui ont pu le constater lors du porte-à-porte.

Le travailleur de milieu

Ce porte-à-porte auprès des aînés a aussi un autre nom: celui de «travail de milieu». À l’instar du travailleur de rue qui cherche à rejoindre les jeunes en allant à leur rencontre dans les lieux qu’ils fréquentent, le travailleur de milieu agira de même en ciblant la clientèle aînée. Les bingos, par exemple, font partie des endroits que visitent Louis Lemieux et Nathalie Lapointe, travailleurs de milieu pour «Aînés-nous à vous aider!». Mais le porte-à-porte s’impose également pour cette population pour qui l’isolement est un problème répandu.

À ce titre, Louis Lemieux et Nathalie Lapointe invitent la population à être vigilante par rapport à une situation inhabituelle qu’elle pourrait relever chez un voisin âgé – les rideaux tirés depuis quelques jours, la voiture qui ne quitte plus le stationnement… «Pourquoi ne pas aller donner un coup de main à son voisin sans qu’il le demande?», suggère aussi Mme Lapointe, pour qui «les gestes simples peuvent faire la différence» pour les aînés.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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