Communaute
21:22 4 février 2014 | mise à jour le: 4 février 2014 à 21:22 Temps de lecture: 3 minutes

Une petite contribution pour une grande cause

Cette année encore, Regroupement Action Prévention (RAP) Jeunesse des Laurentides participe jusqu’à la fin du mois de février à la campagne pancanadienne de la Fondation canadienne Chez Toit en vendant des tuques au coût de 10 $. Les profits amassés permettront aux travailleurs de rue qui œuvrent pour l’organisme de Charlesbourg de poursuivre leur mission auprès des jeunes de 12 à 25 ans qui vivent des situations difficiles.

«C’est une occasion pour nous de faire un effort de financement comme équipe de travail, mais aussi de parler à la communauté, de faire connaître l’organisme», explique le coordonnateur, Steve Richard. Car c’est peut-être là l’un des principaux enjeux d’un travailleur de rue: celui de s’approprier son milieu, d’être suffisamment intégré dans sa communauté pour qu’on pense à l’interpeller lorsqu’un jeune éprouve des problèmes ou qu’on entend parler d’un tel cas.

Ce «réseautage» est d’autant plus important que les occasions sont plus rares aujourd’hui de se rassembler dans des lieux publics comme les parcs, où un travailleur de rue comme Tommy Gamache pouvait avoir accès aux jeunes à une époque pas si lointaine. Que ce soit en raison des lois qui restreignent le flânage ou des médias sociaux qui ont pris la relève comme espace de rassemblement, il reste que le travailleur de rue doit apprendre à travailler autrement pour rejoindre ces jeunes pour qui les choses se vivent de façon plus cachée qu’auparavant.

L’approche des travailleurs de rue a donc changé au fil des 20 années d’existence de RAP Jeunesse, sans doute plus, même, que les problématiques qu’ils observent sur le terrain. «Le fait d’être un ado, […] ça demeure la même chose», mentionne Steve Richard en faisant référence aux défis auxquels les 12-25 ans sont presque invariablement confrontés. L’équipe de RAP Jeunesse continue ainsi d’être présente pour les accompagner en fonction des besoins, qu’il s’agisse d’hébergement, de soins de santé, de recherche d’emploi, de retour aux études, etc.

Bref, les besoins sont grands, le territoire à desservir l’est tout autant – de Charlesbourg jusqu’à Stoneham, en passant par Lac-Saint-Charles –, mais la contribution sollicitée dans le cadre de la vente de tuques est petite: 10 $ pour se garder la tête au chaud et pour appuyer une bonne cause. Il est possible de s’en procurer une aux bureaux de RAP Jeunesse (7160, boulevard Cloutier) jusqu’au 28 février.

Pour information: 418 621-5279 ou rapjeunesse.com.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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