Communaute
16:53 21 août 2014 | mise à jour le: 21 août 2014 à 16:53 temps de lecture: 3 minutes

«Se préoccuper de sa santé mentale, c’est comme se préoccuper de bien manger» – Monique Boniewski

ORGANISME. L’Association pour la santé mentale (section Québec) déménageait récemment à Charlesbourg. Cet organisme à but non lucratif, fondé en 1963, organise conférences et ateliers pour faire la promotion et la prévention de la santé mentale. Rencontre dans les nouveaux locaux avec la directrice, Monique Boniewski.

Charlesbourg Express: À qui s’adresse l’organisme?

Monique Boniewski: On vise une clientèle qui est préoccupée par la santé mentale, mais qui n’a pas nécessairement de problèmes majeurs – ce qui ne veut pas dire qu’on met les gens avec des problèmes majeurs de côté. C’est sûr qu’on va soutenir ces personnes, parce qu’on sait que de les stigmatiser va les rendre encore plus vulnérables.

Mais nous, la perspective qu’on a prise, c’est celle de la santé, et non celle de la maladie. La santé mentale, ce n’est pas la maladie. La santé mentale, c’est quand on est en équilibre avec soi-même. C’est le bien-être. On s’adresse à des gens qui se soucient de leur santé mentale et qui veulent l’améliorer, qui veulent la conserver.

CE: C’est une perspective particulière, non? On parle plus souvent de problèmes de santé mentale…

MB: Notre mandat a changé avec les années. Au départ, c’était beaucoup plus en lien avec le fait d’aider les gens qui avaient des problèmes de santé mentale. On a pris une tangente vers la santé et vers la promotion, la prévention de la santé mentale depuis le début des années 1990. Notre mandat, c’est de dire que se préoccuper de sa santé mentale, c’est comme se préoccuper de bien manger ou de faire du sport.

CE: Les gens ne s’en préoccupent pas assez, de leur santé mentale?

MB: Je pense que les gens n’osent même pas s’en préoccuper, parce que nécessairement, si tu t’en occupes, c’est parce que tu as peut-être un problème. Mais non: les gens qui se nourrissent bien, ce n’est pas nécessairement parce qu’ils ont eu un problème. Il y en a qui le font parce qu’ils ont appris à manger des fruits et des légumes quand ils étaient petits et ils ont continué. Ils ont toujours mis leur santé en priorité. Ce qu’on espère [à l’Association], c’est qu’on voit la santé mentale de la même manière.

CE: Quels sont vos prochains défis?

MB: Une des choses qu’on aimerait faire, c’est de plus en plus travailler sur la santé des 50 ans et plus. Ils sont une grande proportion de gens qui arrivent tout d’un coup et il faut s’en occuper – parce qu’il y a des différences, des choses spécifiques. Et il faut aussi parler de ce qui va bien et de ce qui fait que quelqu’un est heureux. Ce sont des témoignages qui peuvent en éclairer d’autres.

«Il vaut mieux être complet que parfait»

C’est sur cette phrase de Carl Jung que portera la conférence prévue à l’ordre du jour de l’Assemblée générale annuelle, qui se tiendra le 17 septembre, à 18h, au Moulin des Jésuites. Doris Langlois abordera la question de la diversité des bagages individuels à partir desquels il est possible de travailler à composer une famille ou un groupe en harmonie. L’événement est gratuit et ouvert à tous.

Pour avoir plus d’infos sur les activités de l’Association pour la santé mentale, qui se déroulent un peu partout dans la ville: acsm.qc.ca.

Membre du Groupe Québec Hebdo

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *