Communaute
14:50 12 janvier 2014 | mise à jour le: 12 janvier 2014 à 14:50 temps de lecture: 3 minutes

Quand la lecture rapproche les générations

Ils sont retraités. Ils aiment la lecture. Ils aiment les enfants. Une fois par semaine à l’automne, des livres plein les bras et des intrigues plein la tête, ils ont visité des jeunes de première année aux écoles Guillaume-Mathieu et Bourg-Royal dans le cadre du programme «Lire et faire lire», chapeauté dans la région par le Réseau des bibliothèques de Québec.

Créé en Bretagne dans les années 1980, le programme «Lire et faire lire» traverse au Québec au début des années 2000. L’objectif: développer et encourager le goût de la lecture chez les enfants des classes de maternelle et du premier cycle d’écoles primaires qui en font la demande auprès de l’organisme local responsable. Faisant appel à des bénévoles de cinquante ans et plus, l’activité favorise en même temps les liens intergénérationnels.

Presque spontanément, un rapport de confiance s’établit entre le jeune et l’aîné, témoignent à ce titre les bénévoles qui se sont retrouvés jumelés à de petits groupes de cinq ou six élèves. C’est cette confiance et cette proximité qui permettront notamment à une fillette du groupe de Lorraine Minier d’oser lire tout haut devant ses camarades plus avancés, en dépit de ses difficultés de lecture.

Pour Jean-Guy Arteau qui participe au programme depuis huit ans, c’est le genre d’indice qui le rassure sur l’impact de sa présence auprès des jeunes. Un impact que vient confirmer Hélène Parent, enseignante de la classe de Bourg-Royal: «Les enfants aiment se faire lire des histoires. […] Je suis persuadée que ça donne le goût [de lire]. Maintenant, est-ce que ça aide à la lecture? Déjà de donner le goût, de donner la motivation, c’est le premier enjeu.»

Un cadeau, de part et d’autre

C’est même un cadeau précieux, d’ajouter Christine Bédard, jeune retraitée qui considère que la lecture nous accompagne au quotidien tout au long de notre vie, que ce soit à des fins pratiques ou de loisir. Pour semer la graine de la lecture, les bénévoles ne ménagent donc aucun effort, fouillant les rayons de la bibliothèque municipale pour dénicher un éventail de livres qui sauront plaire aux enfants. «C’est pour leur montrer que dans les livres, on trouve tout ce qu’on veut, peu importe nos intérêts», fait valoir Lorraine Minier.

Et qu’y trouvent-ils eux-mêmes, pour leur part? «Du plaisir!» «On retrouve notre cœur d’enfant», renchérit Gilles Mercier. Si bien que certains d’entre eux auraient souhaité poursuivre à l’hiver, mais «Lire et faire lire» fait relâche jusqu’à l’automne prochain. Le Réseau des bibliothèques de Québec aimerait bien par ailleurs grossir les rangs de ses bénévoles qui, à Charlesbourg, s’élèvent en moyenne à une dizaine.

À noter que le programme «Lire et faire lire» existe dans d’autres arrondissements. Les gens intéressés à y participer sont invités à communiquer avec leur bibliothèque.

Membre de Québec Hebdo

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