Communaute
20:50 18 février 2013 | mise à jour le: 18 février 2013 à 20:50 temps de lecture: 3 minutes

S’exprimer par l’art

Le collectif, Quand l’art s’exprime, soutient, depuis 14 ans, l’expression artistique, sous toutes ses formes et favorise la réinsertion sociale des personnes ayant un suivi en santé mentale.

«Ce collectif est issu du milieu pour le milieu», explique Denise Pageau, présidente de Quand l’art s’exprime et psychologue de formation. En effet, cet organisme a été créé par des citoyens pour d’autres citoyens.

Ce regroupement est destiné à toutes les personnes qui ont eu des difficultés psychologiques ou psychiatriques. «Il s’agit de personnes qui ont fait une dépression, une tentative de suicide, un épuisement personnel. Après l’hospitalisation, souvent ces personnes s’isolent et dépriment. J’ai toujours été contre le fait d’enclaver les gens dans un milieu où l’on parle de maladie et des problèmes. Et à Quand l’art s’exprime, on est là pour s’exprimer, parce qu’on aime les arts, en général. À ce moment-là, on est loin de la maladie mentale», poursuit Denise Pageau.

Que ce soit la poésie, la peinture, la photographie ou encore la sculpture, la trentaine de membres s’adonne à la création artistique.

Se réinsérer dans la société

Une fois par mois, tous se regroupent, au centre culturel de Charlesbourg, afin d’assister à des ateliers-conférences, dispensés par des artistes professionnels. Le collectif favorise ainsi la réinsertion sociale de ces personnes en leur donnant l’opportunité d’exploiter leurs talents, de se réaliser, d’exprimer leur vision du monde à travers l’art.

«Le collectif me permet de m’exprimer à travers mes œuvres, je peux dire mon mal de vivre et mes difficultés. Je fais surtout de la photo de nature. Ça peut sembler anodin, mais on peut s’exprimer à travers cela. La nature peut prendre un sens plus profond, confie Paul Poirier, infographiste et membre depuis une douzaine d’années du collectif. Le groupe me permet de partager mes photos, sinon ça serait un travail solitaire. Grâce à l’organisme, je prends maintenant des responsabilités, je m’implique à différents niveaux dans le collectif.»

Annuellement, les membres organisent une exposition au moulin des Jésuites de Charlesbourg. Et pour poursuivre ses activités, le collectif a besoin de financement. «Cela fait 14 ans que l’on quête. Cela a assez duré. Nous avons besoin d’une somme d’argent récurrente pour pouvoir offrir un bon service à nos membres. Nous aimerions avoir une personne qui serait responsable de certaines tâches administratives», souligne Denise Pageau.

 

Charlesbourg Express, membre du Groupe Québec Hebdo

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