Communaute
20:45 8 avril 2013 | mise à jour le: 8 avril 2013 à 20:45 temps de lecture: 3 minutes

Une raison d’être toujours d’actualité pour la Maison du cœur pour femmes

Depuis 20 ans, la Maison du cœur pour femmes ouvre ses portes aux femmes violentées de la région et à leurs enfants. Les 1166 femmes et 1093 enfants qui en ont franchi le seuil depuis le 14 février 1993 tendent à confirmer le besoin qu’avaient constaté le Service de police de Québec de l’arrondissement Charlesbourg et des gens de la communauté, à l’origine du projet.

«La violence est toujours présente, autant qu’il y a 20 ans», énonce à ce titre Édith Mercier, directrice de la maison d’hébergement où des femmes victimes de violence conjugale ou familiale viennent trouver refuge en toute confidentialité, parfois en compagnie de leurs enfants.

Mais la différence, nuance-t-elle, c’est dans la conception de cette violence conjugale, dont on a pris conscience qu’elle n’était pas que physique. Les femmes subissent différents types de violence – verbale, psychologique, économique et sexuelle. «Ces autres formes de violence, ça ne paraît pas de l’extérieur, mais ça cause énormément de dommages.»

«Les femmes ne doivent pas hésiter à demander de l’aide, insiste donc la directrice. Elles peuvent nous appeler en tout temps. Des intervenantes spécialisées en violence conjugale vont écouter leurs besoins et voir avec elles des solutions, soit en hébergement ou en rencontre en externe.»

Des services qui répondent à des valeurs

À la Maison du cœur, ces femmes trouveront non seulement un hébergement sécuritaire, mais également toutes les ressources nécessaires pour apprendre à identifier les effets de la violence sur elles et à reprendre le pouvoir sur leur vie. Pendant leur séjour, des rencontres individuelles et de groupe sont offertes pour accompagner les femmes et les enfants dans cette démarche.

L’accompagnement ne cesse pas au terme du séjour, poursuit Édith Mercier. «Nous offrons un suivi post-hébergement pour faciliter la transition entre la maison et leur milieu. Les femmes peuvent revenir aussi, car la violence ne cesse pas nécessairement après la rupture.»

Ce suivi fait d’ailleurs partie des services externes spécialisés que propose le centre d’aide aux femmes et aux enfants qui ne sont pas hébergés, mais qui vivent ou ont vécu de la violence conjugale. Des organismes, des écoles et des entreprises sollicitent également son expertise pour des conférences et des ateliers sur la violence.

Enfin, l’organisme de Charlesbourg prévoit un service d’aide spécialisé pour les femmes sourdes. Mis sur pied en 1996, il est né du même constat que celui qui a mené à la création de la Maison du cœur: le manque de ressources pour ces personnes en difficulté.

Pour rejoindre la ligne d’écoute de la Maison du cœur pour femmes: 418-841-0011.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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