Communaute
16:38 26 avril 2013 | mise à jour le: 26 avril 2013 à 16:38 temps de lecture: 3 minutes

Les 25 ans du Centrespoir: le triomphe de la Vie

Vingt-cinq ans après sa création le 2 avril 1987, le Centrespoir de Charlesbourg poursuit la mission qui avait motivé à l’époque sa mise sur pied: celle de développer un réseau «d’entraidants» naturels autour des personnes atteintes de cancer et leurs proches, ainsi que des personnes endeuillées des suites de cette même maladie.

Même mission, donc, mais l’organisme sans but lucratif en serait à sa troisième phase d’évolution selon la directrice, en poste depuis presque un an. De 1987 à 2008, la fondatrice, Marielle Ouellet Chéron, a jeté les bases de la formation à l’entraide naturelle. Puis, sous la gouverne de Sophie Durand, le Centrespoir s’est enraciné dans le milieu local de Charlesbourg, dans le réseau communautaire et dans le milieu des soins palliatifs, en partenariat et en complémentarité avec le réseau de la santé.

C’est le défi de la croissance que souhaite maintenant relever la nouvelle directrice, Ana Gago Gourdeau. Non pas devenir plus gros, nécessairement, mais rejoindre plus de monde à la grandeur de la ville de Québec. «Le but, pour moi, c’est d’informer, pour que toute personne qui a le cancer ou un proche ait connaissance de l’existence du Centrespoir», énonce celle qui, dans la dernière année, a accueilli 116 personnes à l’organisme.

Ces personnes ont profité, en toute confidentialité et à leur rythme, de l’un ou l’autre des services offerts: rencontres individuelles, de couple ou de groupe, écoute téléphonique ou visites d’accompagnement à domicile. Que le diagnostic de cancer vienne de tomber ou que la rémission annonce des jours meilleurs, que le proche ait des liens familiaux ou seulement affectifs avec la personne atteinte, le Centrespoir est le seul organisme à Québec à offrir ce type de services à cet éventail de gens.

Une mission exigeante mais gratifiante

Encore lui faut-il pouvoir compter sur un réseau étendu de bénévoles pour épauler les efforts de la travailleuse sociale (Dany Mathieu) et de la directrice, formée en relation d’aide. «Un de mes plus grands défis, c’est d’augmenter le nombre de bénévoles», admet Ana Gago Gourdeau.

À ceux-ci, elle offre une formation initiale de 40 h, entre autres parce que l’accompagnement auprès des personnes atteintes du cancer ou de leurs proches n’est pas facile, pour les employés comme pour les bénévoles. «Ça prend un peu d’expérience de vie. Ça prend une bonne stabilité émotionnelle. Et il faut se sentir en paix avec la réalité de la mort. Parce qu’on est appelé à voir partir des gens, à voir le désarroi chez d’autres qui ont vu une personne partir.»

Mais, rappelle-t-elle, l’accueil, la présence, l’écoute et le soutien qui définissent l’esprit de travail du Centrespoir depuis 25 ans permettent à la Vie d’avoir le dernier mot.

En campagne de financement jusqu’à la fin mai, le Centrespoir invite la population à faire un don par téléphone, au 418-623-7783, ou par le site Internet, http://www.centrespoir.com.

 

Membre du Groupe Québec Hebdo

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