Communaute
18:05 30 octobre 2013 | mise à jour le: 30 octobre 2013 à 18:05 temps de lecture: 3 minutes

«D’après moi, je l’ai sauvé» – Richard Bureau, facteur, à propos d’un Charlesbourgeois victime d’un incendie

Un résident de la rue Le Roux, dans le secteur du Carré Tracy à Charlesbourg, doit une fière chandelle à son facteur, Richard Bureau. N’eût été son appel d’urgence au Service de protection contre les incendies, qui sait si les pompiers seraient intervenus en temps pour rescaper l’homme de sa maison en flammes.

«D’après moi, je l’ai sauvé», répond humblement Richard Bureau lorsqu’on lui demande son avis sur la question. Le 16 octobre dernier, il effectuait sa ronde habituelle lorsqu’il a senti une odeur de feu en déposant le courrier dans la boîte aux lettres d’une résidence. C’est en s’éloignant qu’il a remarqué des volutes de fumée noire s’échapper du deuxième étage.

Il a crié, mais n’a reçu aucune réponse. Il s’est empressé d’appeler le 9-1-1; on lui a conseillé de rester sur les lieux jusqu’à l’arrivée des services d’urgence. Continuant de crier pour avertir du danger, il a finalement aperçu la main d’un homme qui, à travers une moustiquaire de la maison en feu, lui tendait un téléphone en lui demandant de contacter les pompiers.

Sur le coup, Richard Bureau s’expliquait difficilement la réaction de la victime, mais il en conclut aujourd’hui que celle-ci cherchait sans doute à sauver son chien du brasier. Une version des faits que le principal concerné n’a pu nous confirmer, faute d’avoir réussi à le rejoindre, mais qui tend à être corroborée par la détresse dans laquelle l’ont laissé les vaines manœuvres de réanimation pratiquées par les secouristes sur le canin.

Une vigile de quartier

Si Richard Bureau reconnaît qu’un tel événement n’est pas coutume dans son métier, il ajoute du même souffle que sa présence quotidienne dans un quartier lui permet de remarquer les possibles anomalies – une porte ouverte qui invite au vol, du courrier qui s’accumule dans une boîte aux lettres… Ce qui fait dire à sa superviseure, Estelle Pinsonneault, que «les facteurs font partie de la vie des gens. […] Beaucoup de personnes âgées se sentent en confiance en sachant que leur facteur passe chaque jour, au cas où il leur arriverait de quoi», rapporte-t-elle.

«On est quasiment des policiers en carton», illustre en souriant Richard Bureau qui, en dépit de sa nouvelle étiquette de héros dont ses collègues l’affublent, raconte l’histoire comme si porter secours aux gens en détresse faisait partie de sa définition de tâches habituelles.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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