Communaute
20:42 9 octobre 2013 | mise à jour le: 9 octobre 2013 à 20:42 Temps de lecture: 3 minutes

Julienne Vachon, 93 ans, parachutiste d’un jour

«Tout vient à point à qui sait attendre»: cette expression, Julienne Vachon en est la parfaite incarnation. À 93 ans, celle qui rêvait de sauter en parachute dans sa prime jeunesse a finalement eu l’occasion de s’élancer dans le vide le 29 septembre dernier, grâce à l’organisme Rêves d’aînés.

Sur place, Julienne Vachon n’a guère eu le temps d’anticiper ce qui l’attendait. Prise en charge dès son arrivée par le personnel du Centre parachutisme Atmosphair, elle a eu droit aux informations et aux conseils de rigueur, en même temps que la quinzaine d’autres audacieux qui sautaient cette journée-là. Parmi eux se trouvait son petit-fils, Michael Roy, qui ne voulait pas laisser sa grand-mère faire le grand saut sans lui.

Tout de même, n’était-elle pas un peu nerveuse? «Ma famille a fait attention de ne pas me poser la question, pour ne pas me stresser plus que je pouvais l’être. Mais c’est surtout la présence des caméras et des journalistes… il y en avait beaucoup, je ne m’attendais pas à ça», confie-t-elle après coup, intimidée. La résidente de Charlesbourg était néanmoins contente que toute sa famille soit présente et, qu’en plus, elle n’ait pas cherché à la dissuader de tenter l’aventure. «Ils savent que je suis autonome», laisse tomber celle qui a l’habitude des longues marches et des parties de quilles.

Du reste, elle avait en poche l’autorisation du médecin, obligatoire pour tout participant. Mais, à 93 ans, elle n’est pas moins la doyenne des personnes qui sont passées par le Centre parachutisme Atmosphair, la palme revenant précédemment à une dame de 85 ans. Est-ce digne du Livre des records Guinness? «Je ne sais pas!», répond-elle en riant, sans paraître accorder une importance démesurée à l’expérience; visiblement, elle garde les pieds bien sur terre après les avoir eus à quelque 4000 mètres dans les airs.

Ce qui n’empêche pas la locataire du centre d’hébergement Saint-François de continuer à rêver, la tête dans les nuages. C’est d’ailleurs encore là qu’elle aimerait se retrouver si l’occasion se présentait, mais cette fois en montgolfière.

Rêves d’aînés

Ce saut en parachute a valu à Julienne Vachon d’être nommée marraine de l’organisme Rêves d’aînés, dont les premiers souhaits exaucés remontent à près de deux ans. Cette initiative a été conçue à l’origine par Lise Boulanger et Pierrette Jobin, qui se sont succédé à la présidence du Club des jeunes retraités du Vieux-Bourg (CJRVB) de Charlesbourg. Elle cible les aînés de 65 ans et plus qui sont démunis: «Démunis, ça ne veut pas nécessairement dire qui n’ont pas beaucoup de sous, mais démunis de tendresse, de présence, d’accompagnement», résume Mme Boulanger.

«Ça permet à des personnes de sortir, de rencontrer des gens, de faire quelque chose qu’elles ne feraient pas d’elles-mêmes, comme d’aller au théâtre ou d’aller manger au Château Frontenac», explique pour sa part Julienne Vachon, en bonne ambassadrice.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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