Société
16:00 25 septembre 2016 | mise à jour le: 25 septembre 2016 à 16:00 temps de lecture: 2 minutes

La maison Déry évite la démolition… momentanément

PATRIMOINE. Devant être rasée prochainement, la maison Déry située sur la rue du Vignoble à Charlesbourg a obtenu un sursis in extremis. Une ordonnance interdisant temporairement qu’elle tombe sous le pic d’un démolisseur a été signée, vendredi, par le ministre de la Culture et des Communications du Québec, Luc Fortin.

Située sur la rue du Vignoble, dans Charlesbourg, la maison Déry est menacée de démolition. (Photo gracieuseté – Société d’histoire de Charlesbourg)

Le délai reste court, puisqu’il est valide seulement pour 30 jours. Le ministère profitera de ce laps de temps pour analyser la valeur patrimoniale du bâtiment érigé sur cette terre agricole dans les années 1830.

L’ordonnance a été transmise par huissier au propriétaire actuel de la demeure. Si l’étude de valeur patrimoniale s’avère concluante, le ministère de la Culture pourrait ensuite émettre un avis de classement.

Selon les explications fournies aux médias, cette hypothèse donnerait un délai d’un an au Conseil du patrimoine culturel du Québec, afin de décider de l’avenir de la maison. Durant cette période, aucune intervention ne pourrait être effectuée sur le bâtiment, sans une approbation ministérielle.

Dans l’hypothèse où l’analyse conclut à une valeur patrimoniale uniquement locale, le dossier reviendrait de la responsabilité de la Ville de Québec. Par ailleurs, s’il advenait que la maison Déry n’obtienne aucune reconnaissance, le projet de démolition pourrait suivre son cours.

Optimisme

Du côté de la Société d’histoire de Charlesbourg, on reste optimiste que la valeur patrimoniale de cette demeure ancienne soit reconnue. L’organisme avait déjà inscrit la maison Déry dans un mémoire publié en novembre 2011 et portant sur le Plan de conservation du site patrimonial du Trait Carré.

On y référait à une étude de 2009 sur la faisabilité d’un circuit patrimonial englobant le secteur Bourg-Royal. Celle-ci soulignait notamment que certaines terres agricoles nécessitaient une protection contre l’appétit des développeurs.

Québec Hebdo

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