Société
17:24 14 septembre 2017 | mise à jour le: 14 septembre 2017 à 17:24 temps de lecture: 3 minutes

Dans la mire du Conseil de quartier des Jésuites cet automne

MUNICIPAL. Le conseil de quartier des Jésuites entend continuer son combat contre le dézonage des terres agricoles des Sœurs de la Charité avec la reprise de ses activités. 

Monique Gagnon, vice-président du Conseil de Quartier des Jésuites.

Photo TC Media – Charles Lalande

«Nous gardons espoir. Nous ne voyons pas la nécessité de dézoner. Nous voulons à tout le moins gagner un peu de temps», indique Monique Gagnon, vice-présidente du conseil des Jésuites.

Le 29 août, lors d’une séance d’audition des opinions en lien avec le récent dépôt du schéma d’aménagement et de développement de l’agglomération de Québec, les sept élus ont déposé leur mémoire. 

Après avoir remis le document de dix pages, le conseil d’administration s’est chargé de la présentation, débutant celle-ci en affirmant que les terres des Sœurs de la charité, situées à l’intersection des arrondissements de Beauport et de Charlesbourg, sont «un morceau de notre patrimoine».

«Elles ont une vocation agricole depuis le régime français et ont joué un rôle particulier tout au long de l’histoire de Québec […] et revêtent un caractère unique qu’il faut mettre en valeur et exploiter.»

Du même coup, le conseil rappelle aux têtes dirigeantes d’y aller d’un examen approfondi de la question avant de dézoner, rappelant «qu’aucune analyse d’impacts, ni de recherche de solutions exhaustives, n’a été effectuée au préalable».

Les membres affirment qu’il est non fondé de la Ville de Québec d’évoquer le manque de terrains pour «justifier la construction précipitée» des 6 500 unités résidentielles souhaitées par le Groupe Dallaire.

«On ne peut prévoir avec certitude que les agrandissements prévus dans le schéma sur la zone agricole des Sœurs de la Charité constituent un site d’accueil potentiel alors qu’actuellement, sur le marché, l’offre de maisons dépasse largement la demande», résume Mme Gagnon.

Toujours selon le conseil de quartier, l’argument de l’impact négatif de l’étalement urbain est «véridique, mais nettement exagéré». Monique Gagnon considère que ce sont des terres agricoles de première qualité. Au lieu de dézoner et d’y installer des résidences, ses camarades proposent d’en faire une vitrine internationale, un projet de développement axé sur l’écotourisme ou des projets de réinsertion sociale. 

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