Société
19:44 21 décembre 2015 | mise à jour le: 21 décembre 2015 à 19:44 temps de lecture: 2 minutes

L’enfant en deuil

CONSEILS. Les enfants ne sont malheureusement pas épargnés par le deuil. Comment, comme parents, composer avec cette réalité qui sera vécue différemment?

À lire aussi : Le temps des fêtes sous l’emprise du deuil

Pour les enfants, Noël signifie généralement joie, visite, rire… «Il faut leur permettre d’être dans cet état», recommande Josée Masson. Mais il ne faudrait pas pour autant forcer la note, nuance-t-elle: «On pourra avoir le réflexe de compenser par plein de cadeaux. Or c’est leur montrer que c’est juste l’extérieur qui peut amener du réconfort.»

De même, sous prétexte de les protéger ou par crainte d’ajouter à leur peine, certains parents n’aborderont pas le sujet avec leurs enfants. La fondatrice de Deuil-Jeunesse invite plutôt à la transparence. «Demandez-leur ce qu’ils ressentent […]. En leur parlant, nous leur apprenons à exprimer leur deuil. Acceptez aussi que ce soit difficile pour eux d’en parler.» Aux adultes qui ne trouveraient pas les mots pour réconforter, Josée Masson mentionne que l’écoute et la présence accomplissent par elles-mêmes une bonne partie du travail.

La créativité pourra du reste remplacer les mots qui manqueraient aux jeunes. Pour peu qu’on les laisse aller, croit la directrice, ils auront de belles idées pour se rappeler la personne décédée, qu’il s’agisse de coller sa photo sur une boule de Noël ou de remplacer l’étoile par un objet lui ayant appartenu.

Dans cette optique, il n’est pas rare que des adolescents refassent surface à Deuil-Jeunesse quelques années après leur première visite dans les locaux. «Quand tu es jeune, tu t’ennuies de papa, mais tu ne comprends pas ce que c’est, la mort», illustre Josée Masson. Pour eux qui perdent un être cher à 5 ans, c’est donc peut-être le cinquième ou le huitième Noël suivant le décès, lorsqu’ils auront réalisé toute la portée de l’absence, qui sera le plus difficile à vivre.

Aussi la directrice ne croit-elle pas à l’idée de «faire son deuil», comme si c’était là un processus ciblé dans le temps. «Toute notre vie, on porte le deuil de l’être cher.»

Québec Hebdo

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