Société
17:00 26 janvier 2015 | mise à jour le: 26 janvier 2015 à 17:00 temps de lecture: 3 minutes

Le Tournoi pee-wee, pas juste du hockey

HÉBERGEMENT. Du 11 au 22 février, le cœur de Québec battra au rythme du Tournoi international de hockey pee-wee. Parmi les milliers de jeunes attendus, il s’en trouve qui vivront l’expérience de façon toute particulière en partageant, l’espace d’une dizaine de jours, le quotidien de familles d’accueil de la région.

«Le Tournoi pee-wee, ce n’est pas juste du hockey!», dira Yvon Pelletier en prêchant pour sa paroisse. Responsable du service d’hébergement depuis 14 ans, il n’y a pas une année où il ne s’est pas démené pour une équipe mal prise financièrement, pour une famille d’accueil qui vivait une situation délicate, pour des joueurs aux parents trop mères poules… Cela, avec la conviction que les jeunes qui faisaient appel au service d’hébergement allaient vivre une expérience inoubliable, à l’origine de liens tissés serrés qui ne se délieraient pas de sitôt.

«L’hébergement a été mis sur pied il y a une cinquantaine d’années pour aider les équipes qui n’avaient pas les moyens d’y participer [au tournoi] si elles devaient payer pour l’hôtel et tout ça. Aujourd’hui, c’est plus pour faire vivre l’expérience à des jeunes de 13 ans dans des familles québécoises. On se retrouve avec des langues différentes, des cultures différentes…», explique le résident de Charlesbourg.

Cet échange interculturel, c’est d’ailleurs l’une des raisons qui motivent les familles à héberger un pee-wee. Accueillir des joueurs anglophones devient l’occasion, pour les enfants hôtes, de pratiquer leur anglais. «De plus en plus, ajoutera Yvon Pelletier, j’ai des gens qui me disent que leurs parents ont gardé des pee-wees et que c’est à leur tour.»

Pour être admissibles, tous devront montrer patte blanche dans la vérification de leurs antécédents judiciaires, une précaution qui se renouvelle annuellement – même s’ils sont dans le circuit d’hébergement depuis 10, 15 ans, 30 ans, même, pour certains irréductibles.

Un défi d’organisation

Cette année, 430 maisonnées se partageront 47 équipes, à raison d’une paire de pee-wees par chaumière. «Pour la première fois depuis 14 ans, j’ai une équipe qui demande de l’hébergement et je dois refuser parce que je n’ai pas de famille en attente», observe le responsable. Le nombre record de 52 équipes hébergées l’an dernier a représenté tout un défi d’organisation. «C’est trop», estime-t-il après coup.

Heureusement qu’il peut compter sur des «capitaines» dévoués. Enthousiastes, respectueux, présents pour les jeunes…: Yvon Pelletier cherche ses mots pour décrire ces responsables de familles d’accueil qui l’épaulent dans l’organisation. L’homme de 68 ans y voit-il sa relève de demain? «Je cherche… Mais tant que je vais avoir la santé, je ne peux pas reculer», soutient-il.

Aussi le croisera-t-on certainement en 2016 dans les couloirs de l’amphithéâtre, où le Tournoi pee-wee déménagera ses pénates, à sa grande joie. Il en est déjà à prendre les inscriptions pour les familles d’accueil…

Édition 2015

430 familles d’accueil

47 équipes hébergées

120 équipes participantes au tournoi

Pour plus d’info sur l’hébergement: 418 634-0508 ou famille@tournoipee-wee.qc.ca.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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