Société
14:16 21 juillet 2015 | mise à jour le: 21 juillet 2015 à 14:16 Temps de lecture: 3 minutes

Le spectacle de la nature

HORTICULTURE. Il y a plus de 30 ans, Jacques Hébert s’est créé son coin de paradis à Charlesbourg. Une véritable oasis naturelle de quatre hectares, à deux pas, paradoxalement, du parc industriel, où il s’accorde au rythme propre de cette vie brute qui l’entoure, faite de jardins, de boisés et d’étangs, de gazouillis, de croassements et de caquètements. Bienvenue aux Jardins vivaces de Charlesbourg, ouverts au public.

«Ici, ça devait être un transit pour m’en aller en campagne. Mais j’ai fait la campagne chez moi finalement! Après avoir aménagé le site, j’avais de moins en moins de raisons de partir», explique Jacques Hébert sur les origines d’un projet de vie qui a pris de l’ampleur avec les années.

En 1982, il achetait la propriété centenaire du 594, George-Muir, avec ses quatre hectares. La moitié du terrain sera progressivement transformée en jardins, qu’il rendra accessibles au public dès 1988, tout en en conservant le caractère privé.

Aujourd’hui, la beauté du site s’exprime notamment à travers 450 platebandes et 1460 variétés de vivaces, aménagées de façon à ce qu’on en apprécie le jeu des volumes, des contrastes et des crescendos de couleurs. Les visiteurs peuvent en acheter sur place, mais pas au détriment de l’esthétique d’ensemble. «Le but est de rester un jardin», confirme Jacques Hébert, qui est épaulé par deux employés.

Son secret

Les amoureux des végétaux peuvent également bénéficier de l’expertise développée par le propriétaire, qui a mis au point des techniques de jardinage au naturel. Celui qui a travaillé dans le milieu forestier a cherché à reproduire une formation de sol copiée sur la nature à son meilleur. Son secret? Les bois raméaux fragmentés (BRF), un mélange de résidus de branches de feuillus broyées qui joue un triple rôle: nutritif, irrigateur et thermorégulateur.

Rapidement, Jacques Hébert a mis à la disposition des acheteurs ce fameux sol de culture. «Dès le début, je me suis dit que ça n’avait pas de bon sens de mettre des belles plantes comme ça dans de la terre de misère.» Il aime trop la nature pour ne pas en faire profiter les autres et, à ce titre, les milieux de l’horticulture, de l’agronomie, de l’écologie sollicitent régulièrement ses talents de conférencier.

À la Jean-Jacques Rousseau

Ces principes de culture écologique puisent par ailleurs leur origine dans un système de valeurs axé sur l’harmonisation. «L’horticulture a été un prétexte pour m’ancrer dans le milieu naturel et dans mon milieu de vie», confie-t-il. Pour le jardinier, il ne s’agit pas de dominer la nature, mais de s’accorder avec elle.

«S’occuper de la vie autour de soi, développer la beauté, l’harmonie, tout en s’imprégnant de cette vie dans ce milieu immédiat [où] l’on choisit de vivre»: voilà le rêve qui a fleuri en réalité, véritable mode de vie basé sur la fascination de Jacques Hébert pour la nature qui se donne en spectacle.

Les Jardins vivaces en chiffres

450

plate-bandes

1460

variétés de vivaces

275

variétés d’hémérocalles

125

variétés d’hostas

50

variétés d’astilbes

Pour plus d’info: jardinsvivaces-livegardens.com ou 418 849-7609

Québec Hebdo

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