Société
15:33 1 juin 2014 | mise à jour le: 1 juin 2014 à 15:33 temps de lecture: 3 minutes

Une voie réservée pour le covoiturage sur Henri-Bourassa?

APPEL D’OFFRES – La Ville de Québec (VQ), en collaboration avec la Ville de Lévis, a lancé récemment un appel d’offres pour la réalisation d’une étude sur la pertinence et la faisabilité d’autoriser le covoiturage dans des voies réservées sur les autoroutes urbaines et le réseau routier municipal de la région métropolitaine de Québec. Sans cibler, a priori, d’artères en particulier, les réflexions qui seront menées devraient inclure le boulevard Henri-Bourassa, dans la portion qui parcourt Charlesbourg.

«Les recherches vont déterminer sous quelles conditions, dans quel contexte, le covoiturage pourrait être permis», explique le porte-parole de la VQ, Jacques Perron. La firme qui sera retenue aura le mandat d’analyser les meilleures pratiques en covoiturage sur le réseau routier municipal – ce qui exclut, donc, les autoroutes sous la juridiction du ministère des Transports.

Cet appel d’offres donne suite à l’engagement formulé par Régis Labeaume pour Charlesbourg lors de la dernière campagne électorale; alors accompagné de ses candidats Vincent Dufresne, Michelle Morin-Doyle et Patrick Voyer, il promettait de se donner les moyens d’améliorer la fluidité sur le boulevard Henri-Bourassa, notamment en évaluant la possibilité de permettre le covoiturage dans le corridor réservé aux autobus. «Il faut savoir si, en termes de sécurité, c’est faisable», faisait valoir à l’époque le maire qui, rappelons-le, penche de prime abord pour une définition du covoiturage à deux personnes.

«Ça reste un projet que les élus de Charlesbourg ont à cœur», réitérait dernièrement Vincent Dufresne au Charlesbourg Express. Le président de l’arrondissement croit a priori qu’une telle solution permettrait de désengorger Henri-Bourassa, et peut-être même la Laurentienne, aux heures de pointe.

Cohabitation autobus/voiture

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) est un partenaire de la VQ dans ce dossier. «C’est sûr qu’on est pour le transport collectif, mais on va voir avec l’étude», avance Julie Drolet, porte-parole du RTC. Les impacts sur la voie réservée relativement à la sécurité des usagers, à la qualité du service du RTC, à la fiabilité du projet, au temps de parcours, notamment, seront pris en considération, énumère-t-elle.

Avec un dépôt des soumissions fixé au 17 juin, Jacques Perron estime que la VQ devrait recevoir des conclusions préliminaires dans le courant de l’automne.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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