Société
17:03 13 août 2014 | mise à jour le: 13 août 2014 à 17:03 temps de lecture: 2 minutes

Devoir de mémoire

HISTOIRE. L’expérience des tranchées qu’Honoré-Édouard Légaré relate dans Ce que j’ai vu… Ce que j’ai vécu (éditions Athéna) met en lumière le destin qu’ont connu les 35 000 Canadiens français qui, portant l’uniforme militaire lors de la Première Guerre mondiale, semblent avoir été négligés par une postérité soucieuse de tourner rapidement la page sur un épisode sensible de l’histoire de la province.

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Pour Lambert Légaré, fils benjamin d’Honoré-Édouard, on ne parle pas assez des Canadiens français qui ont fait le choix de l’enrôlement. On lui a longtemps prétexté qu’il n’existait pas de traces de leur passage dans les tranchées. Il n’y croit pas: «Mon père n’était pas tout seul! Il y a combien de soldats canadiens-français qui se sont enrôlés? Ces gens-là ont des histoires!», lance-t-il en soulignant l’importance du devoir de mémoire, surtout en ce centenaire de la Première Guerre mondiale.

Mais il faut dire que, n’eût été les notes rédigées par son père, Lambert Légaré aurait lui-même su peu de choses du passé paternel. «Il ne veut pas en parler», lui répétait sa mère. Pour autant, il n’a jamais perçu de séquelles psychologiques chez l’ancien militaire, doté d’un sens de l’humour inébranlable – jusque dans son récit de guerre.

Âgé d’à peine 18 ans à la mort de son père, Lambert Légaré n’avait pas encore pleinement réalisé l’impact de son engagement militaire. Aujourd’hui, il ne craint pas de le présenter comme un héros qui a défendu des valeurs de courage, de patriotisme et de liberté. «On en est fiers, de notre père», acquiesce-t-il au nom de sa famille.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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