Société
15:09 13 juin 2014 | mise à jour le: 13 juin 2014 à 15:09 temps de lecture: 4 minutes

Un deuxième pas en avant pour le projet de développement de George-Muir

PLAN D’AMÉNAGEMENT – Les cinq membres du conseil de quartier Notre-Dame-des-Laurentides (CQNDL) ont émis une opinion favorable au projet de développement du secteur George-Muir élaboré par la Ville de Québec. Du même souffle, ils ont toutefois formulé certaines recommandations à porter à l’attention des élus, inspirées par les préoccupations qu’ont exprimées les résidents du quartier au micro.

En écho aux citoyens qui ont dénoncé, études et avis de professionnels à l’appui, les effets néfastes de la pollution sonore sur la santé, le conseil de quartier y est allé de trois recommandations pour limiter les possibles inconvénients causés par la proximité de l’autoroute Laurentienne.

D’abord, il demande à la Ville de revoir son règlement qui fixe à 30 m la zone tampon à respecter entre une autoroute et les résidences en bordure. Il lui suggère également de ramener le nombre de décibels autorisés de 38 à 30 dans la chambre à coucher, ce qui obligerait le constructeur à s’assurer de l’isolation acoustique du bâtiment. Enfin, il propose l’aménagement d’une butte-écran ou autre bande tampon entre l’autoroute et la zone commerciale située à l’angle de la rue George-Muir.

La question de l’harmonisation entre l’ancien et le futur nouveau quartier a également fait l’objet de quelques interventions citoyennes. Le CQNDL souhaite que la Ville y réfléchisse pour optimiser l’intégration du projet au bâti existant. L’implantation d’une bande végétale entre les résidences actuelles et celles à venir a notamment été citée en exemple.

En dernier lieu, les problèmes de surélévation de certains terrains, qui pourraient causer des écoulements d’eau chez le voisin, devraient bénéficier d’une attention particulière de la part de la Ville, ont fait savoir les membres du conseil.

Protection du milieu humide

Les craintes persistantes des citoyens à l’égard de la protection du milieu humide sont devenues plus vives encore lorsque Patrick Voyer, conseiller du district des Monts, a dû revenir sur une déclaration antérieure à l’effet que la Ville de Québec avait une entente signée de la part du ministère de l’Environnement. Il s’agit, en fait, d’une entente verbale, s’est-il repris en soulignant, néanmoins, le caractère exceptionnel de la chose, le ministère ne se prononçant pas, règle générale, sur des dossiers dont le zonage ne permet pas la réalisation. Ce faisant, il devenait inutile pour le conseil de quartier de recommander la signature d’une garantie écrite pour la préservation de la zone humide.

M. Voyer a toutefois réitéré que le propriétaire du terrain s’est engagé – par écrit, lui – à céder cette zone à la Ville si le projet va de l’avant. Le conseiller persiste et signe: aucun aménagement ne défigurera la zone protégée, ni maintenant ni plus tard.

Échéancier

L’appui favorable du CQNDL n’a pas semblé faire l’affaire de la quinzaine de citoyens présents, en dépit des recommandations formulées et des réponses données par les fonctionnaires de la Ville. Ils auront la chance de se faire de nouveau entendre lors de la consultation publique du 18 juin, au conseil d’arrondissement de Charlesbourg. Après quoi les élus pourraient adopter le règlement dès juillet, lequel pourra toutefois faire l’objet d’un référendum si au moins 70 citoyens en décident ainsi.

Rappelons que Sébastien Leboeuf est, jusqu’à nouvel ordre, toujours propriétaire du secteur visé par le développement proposé par la Ville.

Vision de la Ville de Québec pour George-Muir

– 300 à 350 unités d’habitation (unifamiliales ou jumelés)

– 44 860 m2 de terrains commerciaux

– 11,6 hectares de milieux naturels protégés

Membre du Groupe Québec Hebdo

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