Société
15:37 16 juillet 2014 | mise à jour le: 16 juillet 2014 à 15:37 temps de lecture: 3 minutes

Coupe d’arbres dans la montagne: rien d’illégal

VIGILANCE. Des citoyens du quartier Léo-T.-Julien ont eu la mauvaise surprise de constater qu’on procédait à de la coupe d’arbres dans la montagne, du côté du chemin de la Sagamité. Les travaux effectués sont toutefois de nature légale, a-t-il été confirmé après vérification auprès de la Ville de Québec et du propriétaire des terrains.

«PEB [propriétaire] a un permis de couper les arbres parce que c’est en zone forestière», a indiqué Patrick Voyer. Et le conseiller des Monts et des inspecteurs de la Ville sont allés valider que les interventions réalisées étaient conformes aux conditions du permis émis au promoteur.

De fait, «la coupe d’arbres est faite en dehors du périmètre d’urbanisation sur nos terrains dont le zonage est AF (agroforestier), a déclaré Yves Boisvert, chargé de projet pour PEB, dans un échange de courriels avec le Charlesbourg Express. Il s’agit de l’exploitation forestière de nos terrains, soit un usage permis.» Il assure que ces activités forestières, prises en charge par Groupement forestier de Québec-Montmorency, ne sont pas liées au projet de développement immobilier que le promoteur avait présenté en 2013 pour ce secteur au nord de Charlesbourg.

Avec cet épisode en mémoire, des citoyens ont toutefois pu croire que le tracé dessiné par la coupe d’arbres était celui d’une route en construction pour déboucher sur Léo-T.-Julien. Or, en dépit des apparences, il n’en est rien. «Ça ressemble à un chemin, convient M. Voyer, mais ça a l’air que ce n’en est pas un. Tu as le droit de couper des arbres comme tu veux [en zone forestière, avec un permis]; peut-être que c’est plus facile pour lui de couper ça comme ça.»

Léo-T.-Julien, prise deux

L’an dernier, ils ont été près de 300 résidents du quartier à s’opposer au projet de 155 lots de PEB. Devant la forte levée de boucliers qui devait mener à la tenue d’un référendum, l’Arrondissement avait finalement décidé de retirer le projet de modification de zonage qui en aurait permis la réalisation.

Depuis, aucun nouveau projet n’a été déposé, rapporte Patrick Voyer. En fait, on entend procéder comme pour le cas de George-Muir: afin d’encadrer les démarches du promoteur, l’administration municipale élaborera une vision en fonction des contraintes du secteur, riche en cours d’eau, des besoins de la Ville et des préoccupations des citoyens.

Ceux-ci devraient donc être invités à l’automne à prendre part à un processus de consultation publique, au cours duquel on discutera du projet afin d’en arriver, dans la mesure du possible, à un consensus. Car, à l’instar du dossier de George-Muir, la Ville souhaite rallier les troupes; si elle ne gagne pas l’assentiment des citoyens, elle retirera le projet et repassera la rondelle au promoteur, conclut le conseiller des Monts.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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