Politique
16:47 3 juillet 2014 | mise à jour le: 3 juillet 2014 à 16:47 temps de lecture: 3 minutes

Retour à la case départ pour le projet de développement de George-Muir

POLITIQUE MUNICIPALE – La Ville de Québec retire le projet de règlement qui devait baliser la réalisation d’un projet de développement résidentiel et commercial dans le secteur au nord de la rue George-Muir. Elle le soustrait ainsi au processus référendaire, en pressentant déjà l’issue négative.

«J’ai 185 personnes qui ont demandé l’ouverture du registre. Ça représente environ 70% des gens qui sont aptes à voter. Dans les circonstances, je prends acte de la décision des gens; j’invite aussi le promoteur à le faire», a déclaré Patrick Voyer lors de la séance du 2 juillet, avant d’annoncer le retrait du projet.

Pour le conseiller du district des Monts, l’incident dans le boisé de la rue Bigorre, où des arbres ont été saccagés illégalement par le propriétaire du terrain, a signé l’arrêt de mort du projet proposé par la Ville. «On voulait l’acceptation sociale. Malheureusement, on se rend compte qu’il y a eu un élément qui a vraiment changé beaucoup de choses: les 137 arbres coupés.»

La Ville renvoie donc la balle au promoteur – pour l’heure, la Société immobilière Leboeuf. «On va attendre ce que le promoteur va avoir comme projet à déposer aux citoyens», a conclu M. Voyer.

Citoyens satisfaits

La poignée de citoyens présents pour connaître la décision de la Ville se sont dit satisfaits de l’issue des événements. S’ils ont réitéré que le projet était «beau dans son ensemble», ils considèrent qu’il ne tenait pas compte des principales préoccupations exprimées au fil des consultations: la conservation du milieu humide et le respect d’une zone tampon plus grande entre l’autoroute Laurentienne et les futures résidences, conformément à ce que recommande le ministère des Transports – alors que le règlement municipal fixe la distance à 30 mètres.

D’ailleurs, ce sont bien davantage ces écueils que l’incident du boisé qui, en ce qui les concerne, ont fait achopper le projet. Au final, c’est le respect d’une qualité de vie pour eux comme pour les futurs résidents qu’ils revendiquent, n’étant pas opposés à tout développement dans ce secteur, au contraire: «Sur George-Muir, ça presse, oui!», lance l’un d’eux.

Mais ne sont-ils pas inquiets que le promoteur reprenne le gros bout du bâton? «Non. Depuis le début, c’est la Ville de Québec qu’on cherche à sensibiliser. Pas le promoteur», a répondu Robert St-Cyr en faisant valoir que c’est la Ville, au final, qui vote des règlements. Il promet, comme les autres, de continuer à suivre le dossier.

Incident dans le boisé de la rue Bigorre

L’enquête suit son cours du côté du ministère de l’Environnement. Le Charlesbourg Express attend un retour d’appel pour connaître la nature des dommages et les sanctions imposées au propriétaire.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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