Économie
16:28 13 avril 2016

Un entrepreneur en déneigement finit l’hiver sur une bonne note grâce à son invention

BREVET. Un entrepreneur en déneigement résidentiel et commercial de Charlesbourg a mis au point une invention qui empêche cailloux et gravelle d’être ramassés par le souffleur de son tracteur, puis projetés sur les terrains des clients. Testé tout l’hiver, l’outil vient d’obtenir son brevet auprès de la Fédération des inventeurs du Québec.

Travaillant dans la neige depuis 20 ans, François Carrier remplace maintenant son père à la tête de la compagnie F. Carrier déneigement. D’un hiver à l’autre, il avait à composer avec le gravier des entrées qui, proximité oblige, était soufflé en même temps que les couches de neige au ras du sol. «On essayait de faire attention, mais c’était vraiment problématique», explique l’entrepreneur.

L’automne dernier, il a pris les choses en main. De fil en aiguille, il en est venu à concevoir un rouleau qui, installé entre le tracteur et le souffleur, permet de soulever légèrement celui-ci du sol. Résultat: le déneigeur ne racle plus les derniers centimètres de neige jusqu’au gravier, épargnant ainsi les pelouses des cailloux. Plutôt, «les 2 ½ pouces de neige qui restent se font taper par le rouleau», précise François Carrier.

S’il a compliqué la tâche de nombre de déneigeurs, l’hiver chaud et pluvieux s’est révélé, au contraire, une bénédiction pour le nouvel inventeur. Ces derniers mois, il a pu étrenner l’outil sur des entrées de gravier non gelé, donc plus susceptible, d’ordinaire, de se retrouver dans le souffleur. Quelques ajustements ont été nécessaires pour en arriver au produit fini, désormais protégé par un brevet d’invention.

Propriété intellectuelle

Les banques de données de la Fédération des inventeurs du Québec ont confirmé que, à l’échelle internationale, aucun outil équivalent n’avait fait l’objet d’une demande de brevet. Cette certification, délivrée il y a quelques jours, assure à François Carrier d’être le propriétaire exclusif de l’invention pendant un an, empêchant quiconque du Canada et des États-Unis de la copier.

Souhaitant commercialiser sa création, l’entrepreneur hésite pour l’heure entre vendre le produit ou le brevet. Cette deuxième option aurait l’avantage de la simplicité en évitant l’étape de la fabrication – les rouleaux devant s’adapter aux dimensions des tracteurs, chaque commande aurait ses spécificités avec, potentiellement, des ajustements subséquents.

Pour le reste, cette invention ne donne pas des idées de grandeur à François Carrier, qui n’entend rien changer à sa pratique. «On est une compagnie familiale, on veut garder le contact client», conclut-il, satisfait du bassin de 400 adresses qu’il dessert.

Québec Hebdo

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