Économie
20:48 4 mars 2015 | mise à jour le: 4 mars 2015 à 20:48 temps de lecture: 3 minutes

Une cuisine simple et conviviale pour prendre le relais de Gerry Pizza

RESTAURATION. La pittoresque bâtisse qui abritait Gerry Pizza a trouvé preneur: Vincent Chatigny, un chef qui fait sa marque dans le milieu de la restauration à Québec depuis 15 ans, et Jean-Simon «Spartano» Pouliot, mixologue à L’Atelier. L’un derrière les fourneaux, l’autre en salle à manger, les deux associés et amis de longue date promettent un lieu à leur image.

Charlesbourg Express: Après 15 ans comme chef dans divers établissements de Québec, qu’est-ce qui t’a décidé à faire le saut pour devenir propriétaire de ton propre restaurant?

Vincent Chatigny: Pour un chef, un moment donné, ce qui devient le plus motivant, c’est de partager sa vision des choses. Je vois ça beaucoup comme un engagement social dans le choix des fournisseurs, dans les valeurs que l’établissement propage, dans le genre de produits, les pratiques que le restaurant fait. C’est pour ça que je me suis lancé en affaires, c’est pour faire quelque chose à mon image, avec mes valeurs, et je trouvais que la bâtisse ici se prêtait à merveille à ça. Premièrement, le décor est hallucinant, on dirait qu’on est dans la maison chez mon grand-père (rires). Je suis quelqu’un qui est très attaché aux valeurs traditionnelles, donc ça fitte vraiment avec moi. On voulait surtout être hors circuit, hors de la grande ville.

CE: Tu parlais de faire quelque chose à ton image; à quoi va ressembler le resto, justement?

VC: Ça va être super convivial, pas compliqué, pas trop cher, la qualité des produits va être là. Je vais encourager les mêmes petits producteurs que j’encourage depuis mes tout débuts en restauration, au Laurie Raphaël. Pour moi, la qualité des petits producteurs et ce genre de valeur-là que les chefs véhiculent, ça ne devrait pas être réservé aux restaurants gastronomiques super dispendieux.

CE: Et le type de menu?

VC: Il change environ 15 fois par jour pour l’instant. Tout ce que je sais, c’est que ça va être un petit menu, avec un style de bouffe qui va ressembler à ce que je fais dans mes émissions [au canal Évasion]. Beaucoup de grillades, une cuisine fraîcheur… C’est sûr que pendant l’hiver, on va y aller plus dans les mets plus traditionnels. Un petit menu qui risque de changer selon ce que les producteurs peuvent me donner, selon aussi les prix du marché, parce qu’il faut rester abordable.

CE: À quand l’ouverture?

VC: On espère être ouvert pour l’été. On est en train de regarder avec les entrepreneurs, parce que c’est une bâtisse qui risque d’être pleine de surprises. C’est vraiment un shack. D’un côté, c’est ce qui fait le charme. D’un autre côté, c’est la boîte de Pandore. C’est vraiment magané. Le toit coule, la cuisine est complètement désuète – c’est une pizzéria, et moi, je ne veux pas faire de pizza, alors il faut sortir le four à pizza qui doit peser l’équivalent de trois voitures… En tout cas (rires). Mais c’est trippant! Quand on travaille pour soi, ça fait toute la différence.

Pedigree

– Laurie Raphaël, sous-chef

– Ristorante II Matto, chef

– Savini, chef exécutif

– Émission Vincent d’antan (canal Évasion), chef et animateur

– Émissions Bouffe en cavale I et II (canal Évasion), chef et animateur

Membre du Groupe Québec Hebdo

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