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07:47 16 août 2021 | mise à jour le: 12 août 2021 à 09:52 Temps de lecture: 2 minutes

Le son des églises sur Youtube

Le son des églises sur Youtube
Photo: GracieusetéRobert Laberge devant l'église Saint-Charles-Borromée à Charlesbourg.

PASSION. Entendez-vous parfois le son des cloches des églises qui résonnent près de votre lieu de travail ou de votre résidence? Ces concerts de quartiers qui résonnent à partir du cœur des églises font partie du quotidien d’un grand nombre de citoyens. L’un d’entre eux a eu l’idée de les rendre disponibles de manière inusitée.

Robert Laberge est fasciné par les bâtiments religieux et leur clocher depuis une bonne dizaine d’années. Il y a deux ans, il se promenait à vélo dans son quartier, sur la rue Père-Marquette. «J’entendais souvent les cloches de l’église des Saints-Martyrs Canadiens pendant mes promenades, explique-t-il. Je me disais qu’en général, on parle beaucoup de la préservation de lieux de culte, mais qu’il est rarement question de préserver le son des cloches qui résonnent dans les paroisses.»

Constatant que personne n’avait encore jamais mis en valeur ces sonorités, le citoyen de Montcalm s’est mis à en capter sur vidéos. Il s’est créé une chaine Youtube qui regroupe une dizaines de captations, dont les sons des églises Saint-Roch, Saint-Dominique située sur Grande Allée, Notre-Dame-De-Québec sur la rue de Buade et Saint-Fidèle à Limoilou. «Je suis particulièrement attaché à l’église Saint-Charles-Borromée à Charlesbourg, puisque j’y ai habité pendant une bonne quinzaine d’années.» Il enrichit sa chaine mois après mois, qui compte maintenant quelques milliers de visionnements. Il a d’ailleurs accès aux statistiques portant sur la provenance des visiteurs. «Je note des gens du Québec, mais aussi de l’Europe comme la France, l’Allemagne et la Belgique, rapporte-t-il. Il existe un public partout dans le monde pour ce genre de concerts.»

Archiver ses créations?

Robert Laberge songe à la possibilité d’archiver ses captations avec la collaboration d’organismes. «J’ai écrit à l’Archevêché de Québec pour les informer de mes productions, et j’attends de leur nouvelles. J’aimerais aussi joindre les Archives nationales du Québec, qui pourraient peut-être les archiver quelque part.» Le cinéaste amateur compte poursuivre ses enregistrements encore bien des années.

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