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14:25 21 juin 2021 | mise à jour le: 21 juin 2021 à 14:25 Temps de lecture: 3 minutes

Les ressemblances dans la différence

Les ressemblances dans la différence
Le projet a permis aux participants d'être en contact avec des artistes professionnels. Photo gracieuseté

COMMUNAUTÉ. C’est certainement une vague de bienveillance et d’émotions qui submergera les visiteurs de l’exposition Hymnes à la joie, organisée par le Comité des organismes en déficience intellectuelle de l’arrondissement de Charlesbourg.

Hymnes à la joie se veut d’abord un projet de sensibilisation à la différence. Il est constitué de huit portraits alliant photos, arts visuels et récits. Les huit artistes de cette exposition ont en commun de vivre avec une déficience intellectuelle légère, la trisomie 21 ou le syndrome d’alcoolisme fœtal. Ils ont été choisis par trois organismes de la région en fonction de leur intérêt et de leur motivation à faire partie de ce projet. Chacun de ces portraits permet de vivre une incursion dans des moments charnières de la vie de ces personnes et de leur famille. À travers l’exposition, on prend conscience d’une réalité souvent invisible, mais inspirante par sa résilience, sa force et sa joie.

Plusieurs objectifs

L’un des objectifs est de sensibiliser la population au fait de vivre avec une déficience intellectuelle. «On veut faire ressortir les similitudes au lieu des différences, explique Julie Bergeron, conseillère en communication et développement à l’Association pour l’intégration sociale de la région de Québec. Ce projet artistique met aussi en lumière tout ce qui définit ces personnes, en dehors de leurs capacités différentes.» Grâce à cette initiative, elles ont pu être en contact avec des artistes professionnels de différents milieu. Par exemple, un auteur est venu faire des entrevues auprès d’elles pour s’imprégner de leur essence, et ensuite écrire les textes qui complètent les œuvres. Un photographe a participé au projet, et un artiste en arts visuels les a guidés dans la création de leur œuvre, selon ce qu’elles avaient envie de véhiculer. «Par-dessus tout, mentionne Julie Bergeron, on espère défaire des stéréotypes, les rapprocher des gens, de leur communauté. On veut montrer qu’ils ont des points communs avec les autres, qu’ils partagent parfois les mêmes joies et les mêmes peines.»

«On espère défaire des stéréotypes, les rapprocher des gens, de leur communauté.»

-Julie Bergeron

Expositions physiques

Pour l’instant, l’exposition a lieu en virtuel sous la forme d’un micro-site Web. En mars prochain, l’exposition physique, qui comprend en tout 10 panneaux de 80 pouces de haut, se retrouvera dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale. Il devrait y avoir d’autres expositions physiques, dans des organismes et entreprises qui en font la demande, maintenant que les mesures sanitaires offrent une plus grande liberté. «Les visiteurs de l’exposition pourront écouter des bandes audio avec des écouteurs et un lecteur MP3 pour mieux comprendre les émotions derrière chaque œuvre, précise-t-elle. Cela ajoute aussi une dimension d’accessibilité au projet.» Ce projet de médiation culturelle est rendu possible grâce à l’Entente de développement culturel entre le gouvernement du Québec et la Ville de Québec ainsi qu’avec le soutien financier de partenaires de la communauté.

 

Plus de détails à https://hymnesalajoie.com/

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