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17:37 22 mars 2016 | mise à jour le: 22 mars 2016 à 17:37 Temps de lecture: 3 minutes

Attentats de Bruxelles: «S’attaquer au bonheur pour créer la peur»

ATTENTATS. «Bruxelles est une ville où les gens sont tellement gentils et ce que je trouve triste, c’est de s’attaquer à ce bonheur-là pour créer la peur». De Québec, la résidente d’origine belge Sophie-Charlotte Gaudreau ressent l’onde de choc qui secoue Bruxelles.

«Le côté qui me rend le plus triste, vu que je suis mi Belge, mi Québécoise, c’est que je m’identifie à deux endroits qui sont pacifiques, deux endroits qui sont accueillants», témoigne la jeune femme.

Dès qu’elle a eu vent des attentats qui secouaient le pays natal de sa mère, Sophie-Charlotte Gaudreau s’est informée de ses proches: «Ma cousine habite Bruxelles et donc ce matin, elle a pris le métro. C’est ce qui m’a choquée, de dire qu’elle était là, qu’elle était dans le métro ce matin», raconte Sophie-Charlotte Gaudreau. Tôt mardi, de multiples explosions ont secoué l’aéroport international de Bruxelles et une station de métro, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés, selon les premières estimations.

Aucun proche ou ami de Sophie-Charlotte Gaudreau n’a été blessé, «donc je suis très rassurée», confie-t-elle. Mais l’onde de choc n’en est pas moindre: «Ce matin, j’ai parlé à deux amies avec des points de vue totalement différents. L’une d’elles m’a dit qu’elle ne veut pas s’arrêter de vivre pour autant, alors que l’autre m’a parlé de peur et de tristesse, me disant que la Belgique, c’est chez nous, qu’on ne peut pas fuir l’endroit où l’on vit».

Pour la résidente de Québec, une attaque en sol belge était prévisible: «On s’y attendait à ce qu’il se passe quelque chose. Après Paris, quand des gens avaient été retrouvés à Molenbeek, on savait que ça pouvait se passer», déplore-t-elle. «Il ne faut pas arrêter de vivre, mais c’est sûr que ce n’est pas terminé.»

Sophie-Charlotte Gaudreau garde néanmoins le cap sur son intention de visiter ses proches en Belgique le mois prochain: «Il y a un petit pincement au cœur en ce moment, mais je vais y aller. Je m’en voudrais d’autant plus de ne pas y aller», confie la jeune femme, qui y retrouvera sa famille maternelle dont elle se dit très proche.

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Québec Hebdo

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