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16:45 7 septembre 2011 | mise à jour le: 7 septembre 2011 à 16:45 Temps de lecture: 3 minutes

Élimination d’espèces exotiques envahissantes au parc de la Montagne-des-Roches

Une équipe de biologistes et de techniciens de la faune du ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec a procédé, ce matin, à l’élimination de poissons rouges et de tortues à oreilles rouges introduits par des résidents dans le bassin de rétention du parc de la Montagne-des-Roches, à Charlesbourg.

«C’est à la suite d’un appel d’un citoyen que cette opération a été lancée. Ces espèces envahissantes introduites hors de leur aire de répartition naturelle et leur propagation constituent une menace pour le maintien de la biodiversité de l’environnement. Étant donné que ce bassin de rétention est relié au réseau hydrique naturel du territoire, le risque est grand que ces espèces exotiques se dispersent dans le milieu naturel et affectent la biodiversité. C’est pourquoi, on doit procéder à la capture de ces animaux, en disposer et les euthanasier», a souligné Benoit Thomas, biologiste responsable de la faune aquatique dans la région de la Capitale nationale.

Le poisson rouge constitue un compétiteur et un prédateur potentiel des poissons indigènes puisqu’il réduit la nourriture et l’espace disponibles. De plus, en remuant la vase du fond des étangs pour déterrer la végétation enracinée, il peut mettre en suspension des sédiments qui augmentent la turbidité du milieu et limite la croissance des plantes, nuisant ainsi aux communautés qui en dépendent.

Quant à la tortue à oreilles rouges, elle peut s’établir facilement dans de nouveaux milieux, car elle tolère une vaste gamme de caractéristiques environnementales. Elle peut aussi causer des déséquilibres dans les habitats qu’elle colonise. Le régime alimentaire omnivore de la tortue à oreilles rouges en fait un envahisseur redoutable, capable d’affecter de nombreuses populations et communautés animales et végétales.

Des amendes de 250 $ à 750 $

M. Thomas a rappelé qu’il est illégal d’introduire sans permis dans un milieu naturel des poissons ou tout autre animal et plante exotique. Des constats d’infraction allant de 250 $ à 750 $ peuvent être remis aux contrevenants.

«Il est parfois possible de se départir des espèces non désirées auprès des animaleries ou des zoos, mais en dernier recours, il vaut mieux euthanasier ces animaux plutôt que de prendre le risque de les voir s’établir dans la nature ou dans les réseaux de canalisation municipale», a ajouté M. Thomas.

Charlesbourg Express, membre du Groupe Québec Hebdo.

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