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20:20 24 mai 2017 | mise à jour le: 24 mai 2017 à 20:20 temps de lecture: 4 minutes

Conseil d’arrondissement animé à Charlesbourg

MUNICIPAL. Le conseiller municipal, Patrick Voyer, du District électoral des Monts, a été martelé de plusieurs questions, le mardi 23 mai, lors du conseil d’arrondissement de Charlesbourg, par la vingtaine de personnes du groupe «Protégeons la forêt à Charlesbourg».

Patrick Voyer, conseiller municipal de l’Équipe Labeaume.

(Crédit photo – Équipe Labeaume)

Rappelons que le clan mené par Martine Sanfaçon milite contre les déboisements et développements dans la forêt délimitée par le boulevard Loiret et la rue du Château-Bigot. De plus, ces citoyens tentent de mettre fin au développement près de la rivière des Rochers ainsi qu’à la poursuite du Sentier des boisés.

Lors des deux périodes de questions, les interrogations fusaient de toute part. M. Voyer a répondu à toutes les questions de ses nombreux interlocuteurs.

Le groupe «Protégeons la forêt à Charlesbourg»

(Photo TC Media – Charles Lalande)

«Protéger la forêt, c’est merveilleux, mais ce que vous me demandez, c’est hors du périmètre urbain. Vous me demandez un moratoire sur quelque chose qui est interdit. Ce changement ne touche pas le nord. Ça fait douze fois que je vous le dis. Un moratoire, [dans ce cas-ci], ça ne sert strictement à rien», a répondu d’entrée de jeu le membre de l’Équipe Labeaume.

«Le seul changement qu’on demande, c’est dans le secteur de l’école primaire du Châtelet, parce que c’est un cul-de-sac, et c’est dangereux de voir des enfants traverser entre les autos», a-t-il poursuivi.

Aussitôt, la foule a signalé son désaccord. Des citoyens ont confié vivre dans ce secteur depuis une trentaine d’années, et aucun accident n’a été rapporté.

«Si c’est le seul point que vous avez, je crois qu’il faudrait arrêter cela tout de suite, laissez la forêt à nos enfants et protéger notre eau qui est en haut», a lancé un citoyen.

Le conseiller municipal a répondu que des parents d’élèves qui fréquentent cette école ont manifesté leur inquiétude quant à la sécurité de leurs enfants. De plus, il insiste que la sécurité de la prochaine génération lui tient à cœur.

La salle était pleine pour le conseil d’arrondissement de Charlesbourg du 23 mai.

(Photo TC Media – Charles Lalande)

«Si vous le dites qu’il n’y en a pas de problème, je vais recommander qu’on l’enlève», a-t-il conclu. Une affirmation qui lui a valu des applaudissements du public, chose toutefois interdite au conseil d’arrondissement!

Pétition remise

Plus tard, Yves Bédard, un citoyen, a déposé une pétition de 287 signatures de gens «préoccupés» par la forêt délimitée par le boulevard Loiret et la rue du Château-Bigot.

M. Bédard a proposé une rencontre publique à M. Voyer, où les groupes pourraient échanger avec leur conseiller municipal, qui a accepté l’offre. Des alternatives seront proposées, dit-on.

«Ces terrains-là appartiennent à quelqu’un. Ce que vous me demandez, c’est que nous achetons les terrains. Je n’ai pas de problème à vous rencontrer, mais je ne peux pas commencer à planter des arbres sur les terrains des gens. Ce n’est pas simple.»

Au terme de cette soirée animée au conseil d’arrondissement où de nombreuses questions ont été posées, le groupe «Protégeons la forêt à Charlesbourg» a publié un message sur sa page Facebook : «Nous avons acheminé tous nos documents à notre conseiller municipal, M. Patrick Voyer. Pourtant, il ne semblait pas au courant de l’ampleur de la superficie de la section forestière à dézoner, ni du nombre d’habitations près de l’école du Châtelet. Il disait ne pas connaître ce plan. Ces précisions sont cruciales et les citoyens attendent de réponses claires […] et veulent faire partie des solutions.» 

Un exemple de forêt rasé.

(Photo TC Media – Charles Lalande)

Québec Hebdo

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