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20:57 15 mars 2017 | mise à jour le: 15 mars 2017 à 20:57 temps de lecture: 4 minutes

Le conseil de quartier s’oppose

DÉVELOPPEMENT URBAIN. Les citoyens du quartier Notre-Dame-des-Laurentides ont obtenu les réponses à leurs questions lors d’une consultation publique tenue mardi sur le dossier controversé du projet de construction d’habitations unifamiliales, bifamiliales et d’une zone commerciale dans le quartier de l’arrondissement Charlesbourg. Plusieurs citoyens, dont le conseil de quartier, s’opposent au projet.

Le lieu du futur projet.

(Photo capture d’écran Google Satellite)


Une consultation publique s’est tenue mardi dernier en compagnie des employés municipaux Benoît Côté et Pierre Marcoux afin de répondre aux questions des citoyens sur le changement du règlement de zonage R.C.A.4.V.Q.4. Ce règlement vise à modifier certaines zones afin d’y inclure une zone commerciale supplémentaire ainsi que des unités d’habitation. La zone se situe dans le quadrilatère de la Rue George-Muir, du Boulevard Henri-Bourassa, la Rue Bernier-Ouest et de l’autoroute Laurentienne.  

 

 

 

Le conseil de quartier de Notre-Dame-des-Laurentides a adopté il y a deux semaines une résolution d’opposition au projet pour plusieurs raisons, entre autres la disparition définitive du milieu humide du terrain. Toutefois, le promoteur s’est engagé à conserver 44% de la superficie de cette tourbière boisée. La position du conseil de quartier mentionne aussi un problème de bruit potentiel si la tourbière naturelle disparaît ainsi qu’une augmentation de la pollution de l’air causée par la proximité de l’autoroute Laurentienne. 

Le bassin versant

Une carte provenant de l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des marais du Nord (APEL) a soulevé des questions supplémentaires de la part des citoyens. L’un d’eux a remarqué que la zone délimitant le bassin versant du lac Saint-Charles ne se trouvait pas au même endroit sur la carte de l’organisme et sur la carte présentée par la Commission métropolitaine de Québec. Reste qu’il y avait des craintes que les eaux s’écoulent du côté du lac Saint-Charles, où se situent des réserves d’eau potable de la ville de Québec.

 

Benoît Côté de la Ville de Québec a corrigé le tir, en expliquant qu’il y a une pente naturelle qui amène l’eau vers le sud. Selon la Ville, les écoulements se dirigeraient donc vers le sud et n’iraient pas du tout vers le bassin versant et la prise d’eau potable de la ville. Cette eau tomberait plus bas dans la rivière Duberger.

Impact environnemental inconnu

Si le projet se concrétise, il n’y a en ce moment aucune donnée sur l’impact potentiel et de quelle manière le milieu naturel sera affecté. Denis Béland, président du conseil d’arrondissement de Notre-Dame-des-Laurentides, est d’avis qu’il serait important d’obtenir ces informations avant de prendre la décision et de lancer le projet. «Il n’y a pas encore eu d’étude sur l’impact environnemental si le projet va de l’avant. La moindre des choses serait de faire une étude, réalisée par des personnes compétentes et impartiales», affirme-t-il. Il est d’avis qu’il est nécessaire d’avoir ces données avant de donner le feu vert au promoteur, afin d’éviter la disparition totale de la tourbière et ses conséquences potentielles.

 

Le Groupe Custeau confirme qu’il a réalisé une étude sur l’impact environnemental du projet, mais elle n’a pas été rendue publique. Le fondateur du Groupe Custeau, Denis Custeau indique que l’étude a été déposée au ministère de l’Environnement afin d’analyser les données recueillies. «Il n’y a rien à cacher, nous ne faisons que répondre aux normes du ministère de l’Environnement», affirme M. Custeau. Il ajoute que le projet tiendra compte des conclusions du Ministère, afin de conserver les zones nécessaires à la pérennité du milieu.

 

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