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18:53 21 avril 2017 | mise à jour le: 21 avril 2017 à 18:53 Temps de lecture: 3 minutes

Rouler moins vite pour protéger les enfants

SÉCURITÉ. Des parents de la rue des Lazurites, dans le secteur Charlesbourg à Québec, se mobilisent afin de faire réduire la vitesse des véhicules circulant dans leur secteur. Une situation qui compromet la sécurité de leurs enfants, selon eux.

Un des objets installés pour réduire la vitesse dans le secteur.

TC Media – Geoffré Samson

 

 

Une enseigne fluorescente, un drapeau et des cônes ont été installés dans la rue par les résidents, créant une zone où quelques enfants d’âge préscolaire roulent à vélo et en trottinette. C’est une des façons utilisées pour inciter les automobilistes à ralentir, et à faire pression sur l’arrondissement afin que la vitesse permise passe de 50 à 30 km/h.

 

« Nous avons fait deux plaintes à l’arrondissement depuis 2010, et d’autres résidents avaient entrepris des démarches au gouvernement provincial, mais rien n’a bougé. », explique Stéphane Langlois. Il ajoute que la largeur de la voie manquerait près de 6 pieds pour laisser passer deux véhicules.

« Je crois que des dos d’âne pourraient être une solution. », exprime Julie Fiset, une résidente qui vit la même situation sur la rue de Châteauroux, dans le même secteur.

Après vérification auprès du bureau de Michelle Morin-Doyle, conseillère du district Louis-XIV, personne de l’arrondissement n’aurait entendu parler de cette situation, ni reçu de plainte à cet effet.

Rappelons que le projet de loi 109, adopté par l’Assemblée nationale, est en vigueur depuis le 9 décembre 2016. Cette loi donne des pouvoirs décisionnels et discrétionnaires à la Ville de Québec, comme la fixation des limites de vitesse. Le Ministère des Transports n’a plus ce pouvoir sur tout le territoire de la Capitale-Nationale.

Pour ce qui est des cônes et des objets dans la rue, la police de Québec stipule que le règlement de l’agglomération sur les nuisances décrète l’interdiction de déposer des objets obstruant le passage, et pourrait être passible d’une amende minimale de 300$ lors d’une première infraction.

Une résidente a confié qu’elle songeait même à déménager si la signalisation ne change pas ou que la ville ne fait rien, mais qu’entre-temps, d’autres moyens de pression seront effectués au cours des semaines à venir.

Charlesbourg Express, membre du groupe Québec Hebdo

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Commentaires 1

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  • Carole Thomassin

    À quel endroit pourrais-je me procurer cette enseigne?