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13:00 26 juillet 2017 | mise à jour le: 26 juillet 2017 à 13:00 temps de lecture: 3 minutes

Un potager en façade qui crée des frictions

ENVIRONNEMENT. Une relation voisin-voisin peut parfois être houleuse. À Charlesbourg, sur la rue Myriam, Véronique Chapier est contrainte de modifier son jardin en raison des plaintes émises par un voisin pour une troisième année consécutive.

Véronique Chapier demande davantage de précisions sur le règlement municipal.

Photo TC Media – Charles Lalande

À Lévis, les potagers en façade sont permis. La Ville de Québec les permet quant à elle dans la cour avant secondaire et dans la cour arrière. Devant, c’est interdit, parce que cela s’avère être une «infraction au zonage».

Des inspecteurs ont émis quelques constats d’infraction à son endroit alors qu’elle était absente de la maison. Un jour, elle y était, alors elle a entamé la discussion avec une inspectrice de bonne foi.

«Les fines herbes et les artichauts, nous avons le droit, a dit l’inspectrice. Les tomates, le maïs, les fèves, les courges et les herbes hautes, ce n’est pas toléré, paraît-il. Ça semble très subjectif, il n’y a pas de liste précise sur ce qui est toléré et interdit dans les règlements municipaux», déplore-t-elle. Ce qui était non autorisé, elle a été contrainte de le déplacer dans sa cour arrière.

Aperçu du jardin devant la maison de Mme Chapier

Photo TC Media – Charles Lalande

Récemment, un autre inspecteur lui a rendu visite et lui a fait part de quelques infractions : la végétation qui pousse à l’état sauvage de plus de 20 cm de hauteur, les palettes de bois sur le terrain et les chaudières de plastique accumulées sont considérées comme des «nuisances». Aussi, elle occupe l’emprise de rue (environ 2,2 mètres derrière la bordure de béton), un territoire qui appartient à la Ville de Québec qu’elle n’a donc pas le droit d’occuper.

Résultat : elle doit tout enlever avant le 1er août! Sinon, elle est devra payer «plusieurs contraventions» pour ne pas avoir respecté les règlements municipaux. Ajoutez à ce montant les frais de cour et d’avocat. Une somme d’argent qu’elle préfère évidemment investir ailleurs.

«Le jeu n’en vaut pas la chandelle. Ça ne sert à rien de se battre, mieux vaut respecter la loi. J’aimerais toutefois que la législation évolue», admet-elle.

Charlesbourg Express, membre du groupe Québec Hebdo

Aperçu du jardin devant la maison de Mme Chapier

Photo TC Media – Charles Lalande

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