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13:30 7 décembre 2015 | mise à jour le: 7 décembre 2015 à 13:30 temps de lecture: 2 minutes

Portraits de Valcartier : Frères d’arme

PORTUGAL. Lorsqu’il s’est enrôlé pour de bon en 2008, le caporal-chef Tony Lapointe de Beauport voulait renouer avec un «mode de vie». «Souvent, les militaires, on a de la misère à se trouver dans le civil donc, on revient à nos premières amours…»

Le caporal-chef Tony Lapointe confie avoir fait un retour aux sources en 2008 en reprenant son métier de réserviste. (Photo TC Media – Monica Lalancette)

«Je l’ai pris facile», poursuit Tony Lapointe, «j’ai fait la même chose que j’ai fait quand j’étais jeune». Il est retourné dans le domaine des communications, «le monde des antennes».

Ce qui lui manquait, c’était la fraternité, l’esprit d’équipe, commente-t-il. C’est aussi ce qui décrit le mieux selon lui le «mode de vie» militaire: «tout le temps être en gang , en groupe, chacun dépend des autres, tout le temps. C’est comme une famille».

«Famille élargie»

Une famille élargie, même, raconte Tony Lapointe, anecdote personnelle à l’appui.

«Je m’étais ramassé en Afghanistan. J’étais en train de visser les antennes, puis un moment donné, les balles commencent à passer. Sur le coup, tu ne sais pas trop trop ce qui se passe. Tu continues à faire ta job. Donc, je ne réalise pas», témoigne-t-il. «Tout de suite le caporal [américain avec qui il travaillait] m’a pris, m’a garroché en bas. Tout de suite. Ça été un réflexe. Il aurait pu dire: “le Québécois, reste là” – ou whatever –, mais on dirait que c’est automatique; qu’on vient qu’à se souder».

Ca demeure vrai en mission, comme en garnison, conclut-il. «Le monde se tient. S’il y en a un qui ne feel pas, et bien tout le monde l’entoure pour le supporter. Que ce soit émotivement, financièrement, quoi que ce soit: tu n’es jamais tout seul».

TC Media

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