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20:53 1 mars 2013 | mise à jour le: 1 mars 2013 à 20:53 temps de lecture: 3 minutes

Fermes en milieu urbain: des mesures d’atténuation suggérées pour l’évaluation municipale

Trouvant inconcevable que les agriculteurs de la rue du Vignoble soient touchés par des hausses faramineuses de leurs comptes de taxes parce que leurs terres ancestrales sont situées en milieu urbain, Denis Bédard de la Ferme Bédard & Blouin, du boulevard Louis XIV, à Beauport, estime que des mesures d’atténuation devraient être appliquées par la Ville de Québec sur plusieurs années pour les aider et protéger un patrimoine agricole légué de père en fils depuis plus de 350 ans.

«L’administration du maire Régis Labeaume a décidé de prendre position dernièrement pour sauver de la démolition une maison centenaire située près des plaines d’Abraham où des promoteurs immobiliers voulaient y ériger des condos. Sur la rue du Vignoble, c’est encore beaucoup plus important, plus rempli d’histoire. Je suis conscient qu’il y a du rattrapage à faire au niveau de l’évaluation municipale de ces terres ancestrales situées dans un milieu urbain, mais une hausse jusqu’à 1000 %, c’est au-delà du réel, cela a aucun sens!», affirme M. Bédard.

Un manque de respect

En période de production de semis, bouturage et repiquage pour préparer la prochaine saison avec un groupe de huit employés, Denis Bédard a vu augmenter de 50 % cette année l’évaluation municipale de la Ferme Bédard & Blouin.

«Ici, on a eu la chance de ne pas avoir été trop touché par une hausse de taxes démesurée comme chez les frères Proteau et la famille Lortie. L’évaluation municipale est tout de même passée de 395 000 $ à 595 000 $. C’est certain que l’on va travailler pour les aider et pour que ces agriculteurs soient respectés. La ferme Omer Proteau produit encore du lait comme au temps de la colonisation. Je ne peux pas croire que la Ville de Québec n’est pas capable de protéger cette pratique issue de nos ancêtres», se désole M. Bédard.

Installé sur la terre familiale depuis 1941, Denis Bédard souhaite que des mesures d’atténuation soient appliquées par la Ville de Québec sur plusieurs années afin de remédier à cette situation injuste. Son épouse Raymonde Blouin voit de son côté un avenir incertain pour l’entreprise familiale.

«Si des promoteurs achètent un jour à gros prix des terres voisines de la nôtre, que pensez-vous qui va se passer? »

 

Beauport Express, membre du Groupe Québec Hebdo.

 

 

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