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14:25 26 février 2021 | mise à jour le: 1 mars 2021 à 19:40 temps de lecture: 3 minutes

Front commun pour la sauvegarde de trois bâtiments de l’ancien zoo

Front commun pour la sauvegarde de trois bâtiments de l’ancien zoo
Photo: /Photo Métro Média - Perrine GrusonLa maison Brassard, visiblement en décrépitude.

Construction. Alors que trois organismes de quartier de Charlesbourg demandent au gouvernement du Québec de préserver la démolition de trois bâtiments phares de l’ancien jardin zoologique près desquels se situera les deux nouvelles écoles, la réponse des différents acteurs au dossier ne laisse entrevoir que peu d’ouverture à trouver une nouvelle vocation à la serre, au Pavillon des fauves et des primates et à la Maison Brassard.

En ce qui concerne la Maison Brassard, seule des trois bâtiments actuellement sous juridiction de la Commission de la Capitale Nationale du Québec (CCNQ), la CCNQ attend les directives gouvernementales pour aller dans le même sens. «Nos plans sont d’en faire un entretien préventif afin que l’extérieur soit conservé dans un état sécuritaire», confirme Stéphane Desmeules, porte-parole pour la CCNQ. Il indique par ailleurs que des travaux extérieurs y sont prévus dans les prochains mois. «On la garde en état, mais elle n’a pas de vocation déterminée. Elle n’est pas en très bon état alors nous attendons de voir la position du gouvernement et on ira dans le même sens», explique M. Desmeules. Cette maison, qui date de 1932, est répertoriée au patrimoine culturel du Québec mais n’est pas citée, donc ne possède pas de protection. En allant la voir, on constate effectivement que plusieurs fenêtres sont placardées.

À LIRE AUSSI: La démolition de la serre évitable?

Depuis la sortie de la Table de quartier Orsainville, des conseils de quartier des Jésuites et Notre-Dame-des-Laurentides, la position du gouvernement n’a pas changé. «Nous comprenons que certaines personnes auraient souhaité la rénovation des bâtiments de l’ancien Jardin zoologique du Québec. Toutefois, la réalité est que ces bâtiments ont été construits pour répondre à des besoins bien spécifiques. Ils sont également désuets et inoccupés depuis des années. Leurs coûts de maintenance et de mise à niveau seraient donc dispendieux. Il est peu probable que ces bâtiments servent dans le cadre du futur projet. Une analyse est actuellement en cours par la Société québécoise des Infrastructures [SQI]», a répondu le cabinet du député et ministre Jonatan Julien, sans répondre à la question de l’éventuelle future vocation de ces emplacements spécifiques, sur lesquels les écoles n’empiéteront pas.

Sylvie Jacques, du Centre de services scolaires des Premières-Seigneuries, confirme que le ministère de l’Éducation s’apprête à transférer la propriété du terrain au centre mais précise qu’il n’y a pas encore de date confirmée.

Mme Jacques révèle que des analyses sont effectivement en cours pour le bâtiment d’accueil, le Conservatoire («le ministère de la Culture et des Communications est en train de développer un rapport sur son caractère patrimonial ou non patrimonial») et la serre.

«Le ministère de l’Éducation et le Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries collaborent activement à trouver une solution.  Différents scénarios sont présentement à l’étude et aucune décision n’est arrêtée pour l’instant».

Le pavillon des Fauves et des primates vu de loin, car inaccessible à la population.

 

 

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Commentaires 1

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  • Donald Bélanger

    Quelle situation paradoxale, le gouvernement et les municipalités nous demande d’utiliser la philosophie des trois R (récupérer, recycler et réutiliser). Pourquoi, est-ce qu’il faut toujours démolir et recommencer à zéro.. S’il est moins dispendieux de rénover que de démolir, ces bâtiments pourraient jouer un rôle utile dans un grand parc. Lors de consultations, on pourrait mettre à profit l’intelligence collective de la communauté de Charlesbourg pour en suggérer des usages et confier l’animation et la gestion de ces bâtiments à un OSBL un peu comme on le fait au Domaine Maizeret.