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11:03 13 mai 2020 | mise à jour le: 13 mai 2020 à 11:03

Des cafés-rencontres virtuels pour briser l’isolement et préserver sa santé mentale

Des cafés-rencontres virtuels pour briser l’isolement et préserver sa santé mentale
Photo: (Photo Métro Média - Archives)Le suicide n'est pas une option. 1-866-APPELLE

SOUTIEN. En raison de la situation actuelle due à la Covid-19, l’Association canadienne pour la santé mentale, filiale de Québec, qui offre de l’écoute téléphonique 24h sur 24h et des programmes psychosociaux sur des thèmes aussi variés que l’estime de soi, le stress ou l’anxiété a dû rapidement se réinventer. Non seulement, les appels reçus ont beaucoup augmenté mais le reste des services n’était pas adapté à la nouvelle réalité virtuelle, un défi technologique qu’a dû relever l’organisme qui a pignon sur rue à Charlesbourg.

La mission de l’Association canadienne pour la santé mentale aide les gens à prendre soin et à préserver leur santé mentale, un rôle crucial en confinement imposé. Comment continuer à aider la clientèle? «On avait douze personnes dans un programme d’autogestion de la dépression, par exemple. On l’a transformé en groupe virtuel. Des cafés-rencontres ont été mis en place alors que ce n’était pas un service offert auparavant. Ces groupes sont gratuits et ouverts à tous. Ils proposent à chaque lundi et jeudi des thématiques différentes. «Le but c’est de briser la solitude et de créer des liens d’une autre façon, c’est un moment de partage», illustre Monique Boniewski, directrice de la filiale de Québec.

Comme à Noël

«Je compare cette période de pandémie à la période des Fêtes où les gens vivent encore plus durement l’isolement, fait valoir Mme Boniewski. On a deux sortes de personnes qui nous appellent, celles physiquement isolées et celles qui ne le sont pas mais sont seules avec un problème et ne savent pas à qui en parler».

La directrice générale rappelle d’ailleurs que l’isolement affectif et social est un facteur de risque pour la santé mentale et physique.

«On voit plus de demandes, mais c’est surtout aussi l’intensité de la demande qui a changé. Au début, la situation peut être choquante puis la détresse arrive. C’est très rare qu’on la ressente au début», explique-t-elle.

L’organisme, qui reçoit habituellement entre six et huit appels par quart d’écoute de 3h ou 4h en reçoit plutôt de huit à dix en ce moment, avec une durée moyenne de 20 minutes par coup de fil.

La puce à l’oreille?

Quels indices peuvent indiquer que la santé mentale est en train de s’ébranler? Selon la directrice générale, l’impression d’avoir changé sans l’avoir choisi, ou encore se sentir moins bien et avoir l’impression de ne pas avoir de pouvoir sur la situation sont des éléments à prendre en considération.

«On n’a pas besoin d’avoir des problèmes graves pour avoir du soutien. Quand ce n’est pas majeur, c’est facile de changer la direction. Venez nous voir, il n’y a rien de tel que d’aller chercher du support, de l’entraide. Venez même par curiosité voir ce qu’on offre», invite Mme Boniewski.

Pour des ressources, on peut consulter le site acsmquebec.org/, appeler Info-Social 811 et  Prendre soin de sa santé mentale pendant la pandémie (ressource du gouvernement du Canada)

 

 

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